Accusée à tort, elle survit à l'enfer de la prison et prépare sa vengeance
L'accueil de la cellule 402
Le froid humide de la prison de Fresnes semblait s'infiler jusque dans les os de Sarah. Vêtue d'un simple jogging gris réglementaire, elle venait d'être jetée dans cette cellule de transit après une condamnation injuste qui l'avait laissée sous le choc. L'odeur de peinture écaillée et de désinfectant bon marché flottait dans l'air lourd. Les néons blafards grésillaient au-dessus de sa tête, projetant des ombres mouvantes sur les murs en béton brut.
Cherchant à se faire la plus discrète possible, Sarah s'était hissée sur la couchette supérieure d'un lit superposé en métal. Mais dans cet univers impitoyable, la discrétion est souvent interprétée comme de la faiblesse. En bas, Carla, une détenue imposante à la chevelure blonde attachée en queue de cheval désordonnée, la surveillait depuis son arrivée. Elle régnait sur la cellule d'une main de fer.
Soudain, sans le moindre avertissement, Carla tendit ses bras vigoureux et agrippa la cheville de Sarah. D'une secousse violente, elle la tira vers le bas. Sarah tomba lourdement sur le sol en béton, le souffle coupé par l'impact. Perchée sur le lit du bas, Carla la prit de haut avec un sourire méprisant :
« Le sol est à toi, la nouvelle. »
Mais Carla avait commis une grave erreur d'appréciation. Sous ses airs de jeune femme frêle, Sarah cachait des années d'entraînement intensif au combat de rue, initiée par son père. Se permettant de laisser la fureur remplacer la douleur, elle essuya la poussière de ses vêtements et fixa son adversaire d'un regard noir de rage :
« Grosse erreur, connasse. »
Hurlant de colère, Carla se jeta en avant pour la terrasser. Mais Sarah esquiva l'assaut d'un mouvement fluide, évitant le poing lourd de la brute. En un éclair, elle enchaîna deux coups précis dans les côtes de Carla avant de la projeter au sol. En quelques secondes, Sarah se retrouva agenouillée sur le dos de la caïd, lui bloquant le bras d'une clé implacable.
« Profite bien du sol », lui chuchota-t-elle froidement avant de se relever sous les yeux ébahis des autres détenues.
”En quelques secondes, Sarah se retrouva agenouillée sur le dos de la caïd, lui bloquant le bras d'une clé implacable.« Profite bien du so…