Une détenue courageuse risque tout en prison pour sauver une jeune femme sans défense
L'affrontement sous le ciel de plomb
Le ciel au-dessus du centre pénitentiaire de Fresnes semblait peser de tout son poids sur la cour de promenade. Une humidité glaciale pénétrait les os des détenues qui marchaient en cercles monotones, sous l'œil indifférent des miradors. Au milieu de cette désolation de béton et de barbelés, une scène d'une violence inouïe venait de briser la routine carcérale. Brigitte, une détenue imposante dont le simple nom faisait trembler les blocs, venait de traîner Julie près du bac d'eau en acier.
D'un geste brutal, elle lui saisit les cheveux pour lui plonger la tête dans l'eau croupie. Julie se débattait, ses cris étouffés par les rires sadiques des complices de la brute. Autour d'elles, la foule des détenues s'était écartée, formant un cercle de lâcheté et de peur. C'est alors que Sarah s'avança. Agile, le regard déterminé, ses mains enveloppées de bandes de boxe noires, elle fendit la foule sans une once d'hésitation.
« Dégage de devant moi », lança Sarah d'une voix si calme et tranchante que le silence se fit instantanément dans la cour.
Brigitte lâcha sa victime et se retourna, un sourire méprisant sur ses lèvres gercées. Elle chargea comme un taureau, projetant son poing massif vers le visage de Sarah. Mais Sarah esquiva l'attaque avec la fluidité d'une athlète aguerrie. D'un pas de côté rapide, elle évita le coup, enchaîna avec un crochet fulgurant au plexus, puis pivota pour asséner un coup de pied magistral en plein visage de son adversaire. Le choc fut brutal. Brigitte s'effondra lourdement sur le béton humide, terrassée.
Se tenant au-dessus de la brute pantelante, Sarah la fixa avec mépris :
« Laisse-la tranquille. Sinon, tu vas le regretter. »
Alors que les sirènes d'alarme commençaient à hurler, Sarah releva Julie, ignorant les regards stupéfaits des gardiens qui accouraient enfin.
”» Alors que les sirènes d'alarme commençaient à hurler, Sarah releva Julie, ignorant les regards stupéfaits des gardiens qui accouraient…