Une détenue protège une femme sans défense en prison et risque sa vie
Le choc des titans dans la cour de promenade
Le centre pénitentiaire pour femmes de Fresnes était réputé pour sa dureté, mais ce jour-là, l'atmosphère dans la cour de promenade était particulièrement électrique. Sous un ciel bas et lourd de nuages gris, les détenues marchaient en cercle, serrant leurs manteaux contre le vent glacial. Au centre de la cour en béton, bordée de hauts grillages surmontés de barbelés acérés, une scène dramatique se jouait sous les yeux impuissants de dizaines de prisonnières.
Brigitte, une colosse redoutée de toutes, venait d'attraper la jeune Émilie par les cheveux. Accusant la frêle jeune femme d'avoir dérobé ses affaires, Brigitte la traîna jusqu'à l'auge en métal qui servait de point d'eau. Sans aucune pitié, elle lui plongea la tête dans l'eau croupie. Émilie se débattait frénétiquement, ses cris étouffés par l'eau souillée provoquant des ricanements sadiques parmi les complices de la brute.
« Elle va lui donner une leçon qu'elle n'est pas près d'oublier ! » hurla une détenue dans la foule qui s'était massée autour de la scène.
C'est à ce moment que Sarah s'interposa. Athlétique, le regard déterminé, Sarah avait les mains enveloppées de bandes de protection qu'elle utilisait pour ses entraînements de boxe. Sans une once de peur, elle fendit la foule et se plaça directement face à la géante. Le silence se fit instantanément dans la cour.
« Dégage de devant moi », lança Sarah d'une voix glaciale qui fit frissonner l'assistance.
Folle de rage qu'on ose contester son autorité, Brigitte lâcha sa victime et se rua sur Sarah, les poings levés. Mais la brute manquait cruellement de technique. D'un mouvement fluide et rapide, Sarah esquiva la charge. Elle enchaîna instantanément avec un direct du gauche fulgurant en plein visage, suivi d'un coup de pied circulaire d'une précision chirurgicale qui coupa le souffle de son adversaire. Brigitte s'effondra lourdement sur le béton humide, terrassée.
Debout au-dessus de son ennemie, Sarah la fixa avec mépris avant de prononcer des mots qui allaient sceller son destin dans cette prison :
« Laisse-la tranquille. Sinon, tu vas le regretter amèrement. »
”Sinon, tu vas le regretter amèrement. »