La détenue que tout le monde craignait a fait un choix bouleversant
Le duel de la cour
Le soleil de plomb du Midi écrasait la cour de promenade du centre pénitentiaire des Baumettes. Dans l'air lourd de poussière, une tension palpable s'était installée. Un cercle compact de détenues s'était formé, les visages tendus par l'excitation morbide du combat. Au centre de cette arène improvisée, deux femmes se faisaient face. D'un côté, Élena, athlétique, les cheveux noirs attachés en une queue-de-cheval stricte, vêtue d'un simple jogging gris sombre. De l'autre, Sarah, une force de la nature aux cheveux bruns bouclés, qui sautillait agressivement sur place.
Voyons combien de coups ton joli visage peut encaisser, ricana Sarah en crachant au sol.
Dans la foule, les cris s'élevèrent, brisant le silence de plomb. « Défonce-la ! » hurla une voix stridente. Sarah s'élança en avant, projetant un direct du droit d'une violence inouïe. Mais Élena, dont le passé de boxeuse était un secret bien gardé, esquiva le coup d'un mouvement de buste d'une fluidité parfaite. Elle riposta instantanément par un enchaînement de coups précis, visant le foie et le menton de son adversaire.
Les deux femmes se agrippèrent un instant au corps-à-corps, cherchant la faille sous les encouragements sauvages de la cour. Élena prit un appui solide et, profitant du déséquilibre de Sarah, exécuta une balayette nette et rapide. Le choc du corps de Sarah contre le béton résonna comme un coup de tonnerre. Le silence retomba aussitôt sur la cour.
Élena se tenait debout, calme, tandis que Sarah, au sol, la regardait avec stupeur. Plutôt que de l'achever, Élena lui tendit une main ouverte pour l'aider à se relever. Ses mots, prononcés d'une voix douce mais ferme, surprirent l'assemblée :
On peut arrêter ça tout de suite. Personne n'a besoin d'être blessé.
”Ses mots, prononcés d'une voix douce mais ferme, surprirent l'assemblée :On peut arrêter ça tout de suite. Personne n'a besoin d'être ble…