Derrière les barreaux, elle pensait m'avoir brisée jusqu'à ce que je révèle mon secret
Le duel de la promenade
Le soleil de plomb de l'après-midi écrasait la cour de promenade du centre pénitentiaire. Le goudron usé, marqué par des lignes de basket effacées par le temps, dégageait une chaleur étouffante. Contre le grillage métallique qui délimitait notre horizon de liberté, Sarah tentait de se faire oublier. Vêtue de son t-shirt vert réglementaire, ses cheveux sombres coupés au carré encadrant un visage fermé, elle faisait tourner un ballon usé entre ses mains tatouées. Elle savait que chaque seconde passée dans cette cour était un test de survie.
Soudain, le brouhaha de la promenade s'estompa pour laisser place à un murmure d'excitation. Nadine, la force brute du quartier des femmes, s'avançait d'un pas lourd et provocateur. Vêtue d'un débardeur blanc et d'un jogging gris, elle roulait des épaules, affichant une assurance insolente. Autour d'elles, un cercle de détenues s'était rapidement formé, avide de distraction et de violence.
« Fais pas ta timide, montre-leur ce que tu sais faire ! Défonce-la ! Allez, la Grosse Nadine ! » hurla une voix stridente dans la foule.
Nadine n'attendit pas de seconde invitation. Dans un grognement de rage, elle chargea Sarah de tout son poids, la projetant violemment contre la clôture. Le grillage vibra dans un fracas métallique terrifiant. Mais au lieu de céder à la panique, le regard de Sarah changea instantanément. Libérant des réflexes enfouis sous des mois de silence, elle esquiva la seconde charge de Nadine. D'un geste fluide et d'une précision chirurgicale, elle saisit le bras de son agresseuse, utilisa sa propre force de projection pour pivoter, et la projeta lourdement sur le béton de la cour.
Le choc fut terrible. Nadine resta au sol, le souffle coupé, terrassée par une technique de combat impeccable. Ramassant calmement son ballon de basket, Sarah recula d'un pas, laissant la cour plongée dans un silence de mort.
”Ramassant calmement son ballon de basket, Sarah recula d'un pas, laissant la cour plongée dans un silence de mort.