Condamnée à tort, elle doit survivre à l'enfer carcéral pour sauver sa fille
La loi du plus fort
Le réfectoire du centre de détention brillait d'une lueur blafarde, presque inhumaine, sous les tubes fluorescents qui grésillaient sans fin. Pour Roxane, chaque repas était une épreuve de patience et de vigilance. À vingt-cinq ans, avec sa chevelure rousse flamboyante et ses bras recouverts de tatouages complexes, elle ne passait pas inaperçue. Pourtant, elle faisait tout pour se faire oublier, vêtue d'un simple jogging gris élimé et de baskets usées.
Ce jour-là, l'atmosphère était particulièrement lourde. Roxane mangeait silencieusement à une table en métal lorsqu'une ombre massive s'est projetée sur son plateau. C'était Germaine, une détenue de quarante-trois ans connue pour sa brutalité et sa domination sur le bloc. Approchant agressivement par-derrière, Germaine a frappé ses mains l'une contre l'autre dans un claquement sec.
« Tu crois que c'est ton terrain de jeu, ma fille ? » a hurlé Germaine, sa voix rauque résonnant contre les murs de béton.
Autour d'elles, la tension est montée d'un cran. Les autres détenues ont commencé à tambouriner sur les tables en scandant des encouragements sauvages : « Défonce-la ! ». Roxane n'a pas bronché. Avec une lenteur calculée, elle s'est levée et s'est retournée pour faire face à son agresseuse. Germaine, surprise par ce calme apparent, a décoché un large crochet du droit.
Le réflexe de Roxane a été fulgurant. Bloquant le coup d'un geste précis de l'avant-bras, elle a immédiatement riposté par un direct puissant en plein menton. Germaine a titubé, mais a réussi à agripper le col du sweat-shirt de Roxane. Sans perdre son sang-froid, la jeune femme a saisi les épaules de son adversaire et a asséné un coup de genou dévastateur en plein plexus. Germaine s'est effondrée lourdement sur le carrelage, le souffle coupé. Sans un regard pour la foule désormais silencieuse, Roxane s'est rassise et a calmement repris son repas.
”Sans un regard pour la foule désormais silencieuse, Roxane s'est rassise et a calmement repris son repas.