Derrière les barreaux, l'ennemie qui m'a fait trébucher cachait un lourd secret familial
Le gris du béton de la cour de promenade de la prison pour femmes semblait s'accorder parfaitement avec la chape de plomb qui pesait sur mon moral. Depuis six mois, je purgeais une peine pour un crime dont j'ignorais tout, victime d'une machination machiavélique. Les tatouages qui recouvraient mes bras étaient mes seuls remparts contre la folie de cet univers carcéral. Je marchais la tête haute, vêtue de mon jogging sombre, tentant d'ignorer les provocations habituelles.
La confrontation sous tension
Soudain, une ombre massive s'est découpée sur le sol. Brigitte, la brute incontestée du bloc B, se tenait près du panier de basket, un ballon lourd entre ses mains calleuses. Son regard sadique ne laissait aucun doute sur ses intentions. Elle s'apprêtait à me projeter le ballon en plein visage pour m'humilier devant les autres détenues. Je me suis figée, prête à rendre coup pour coup.
C'est à cet instant que le destin a basculé. Clara, une détenue plus âgée aux cheveux d'un blanc de craie, qui nettoyait les abords de la cour, a surgi de nulle part. D'un mouvement sec avec sa pelle de chantier, elle m'a balayé les jambes. J'ai perdu l'équilibre et me suis effondrée lourdement sur le sol rugueux, la peau de mes paumes s'arrachant sur le béton glacé.
« Beau réflexe ! » a hurlé Brigitte dans un rire gras et cruel.
Mais alors que Brigitte s'élançait pour me piétiner, Clara s'est interposée avec une audace incroyable. Elle a repoussé la colosse de toutes ses forces déclinantes, hurlant de sa voix brisée :
« Ne lui fais pas ça ! Laisse-la tranquille ! »
La fureur m'a relevée d'un bond. Ignorant la douleur, j'ai fait face à Brigitte qui chargeait comme un taureau. J'ai esquivé son premier assaut désordonné, bloqué son bras droit, et enchaîné une série de frappes d'une précision chirurgicale au plexus. Le coup final, un uppercut rageur au menton, l'a envoyée s'écrouler de tout son long sur le sol de la cour. Le silence qui a suivi était assourdissant.
”Le silence qui a suivi était assourdissant.