Menacée par la pire brute de la prison, elle trouve une alliée inattendue
L'enfer des douches collectives
L’atmosphère au sein de la prison de Fresnes était toujours lourde, mais ce matin-là, l’humidité des douches collectives rendait l’air presque irrespirable. La vapeur d'eau chaude se mêlait à la rouille des tuyaux suspendus, créant un brouillard opaque. C’est dans ce décor sinistre que la violence ordinaire a choisi de frapper. Brigitte, une détenue imposante aux cheveux blond platine décolorés, régnait par la terreur sur le bloc B. Face à elle, Sarah, une jeune femme frêle aux yeux rougis, tremblait de tout son corps.
D’un geste d’une cruauté gratuite, Brigitte fit trébucher la pauvre fille sur le carrelage glissant. Sarah s’effondra dans un gémissement de douleur. Sous les rires complices et sadiques des autres détenues qui s'étaient rassemblées en cercle, Brigitte s'empara d'une bouteille de shampoing et la vida rageusement sur la tête de sa victime.
« Tiens, lave-toi un peu, tu empestes la peur ! »hurla la brute, provoquant une nouvelle vague de moqueries.
C’est alors qu'une silhouette familière apparut à l’entrée de la pièce. Maya, vêtue de son simple jogging gris civil et de baskets élimées, venait d'arriver dans ce secteur. Témoin de cette injustice, son sang ne fit qu'un tour. Contrairement aux autres qui détournaient le regard, Maya fit un pas en avant. Sa voix résonna comme un coup de tonnerre dans l’espace confiné :
« Ça suffit ! »
Le silence se fit instantanément. Brigitte se retourna lentement, un sourire provocateur aux lèvres.
« Toi... »grogna-t-elle avant de charger Maya comme un taureau furieux. Mais Maya ne recula pas. Forte d’une agilité hors du commun, elle esquiva l’assaut avec une précision chirurgicale. En une fraction de seconde, elle enchaîna une série de coups précis au corps avant d'exécuter un balayage parfait. Brigitte s’écrasa lourdement sur le sol trempé, vaincue sous les yeux ébahis des spectatrices silencieuses.
”Brigitte s’écrasa lourdement sur le sol trempé, vaincue sous les yeux ébahis des spectatrices silencieuses.