Incarcérée à tort, elle refuse de plier face à la loi des cellules
La loi du plus fort
Le bâtiment B de la prison des Baumettes n'avait rien d'un havre de paix pour les nouvelles arrivantes. Dans la buanderie commune, l'humidité stagnante se mêlait à l'odeur âcre de la javel et de la sueur. Natalie, vêtue d'un simple ensemble gris réglementaire en coton rêche, tentait de laver la crasse de ses mains sous le filet d'eau froide d'un robinet en acier rouillé. Ses longs cheveux bruns ondulés retombaient sur ses épaules, masquant en partie son regard fatigué par les nuits sans sommeil. Elle ne cherchait pas les ennuis, elle voulait simplement survivre à sa peine injuste et retrouver la liberté.
Soudain, une ombre massive a plané sur elle, coupant la faible lumière blafarde de la pièce. Béatrice, la brute incontestée du bloc opérant sous le crâne rasé et le débardeur blanc, s'est glissée derrière elle avec la discrétion d'un prédateur affamé. Sans un mot de sommation, ses mains puissantes et calleuses ont saisi la nuque de Natalie pour lui écraser violemment le visage contre le métal du lavabo, maintenant sa tête sous l'eau courante. Natalie s'est étouffée immédiatement, l'eau glacée envahissant ses poumons alors qu'elle luttait pour respirer.
« Ne joue pas les dures avec moi », a ricané Béatrice sous les acclamations sauvages des autres détenues massées derrière la vitre de sécurité.
Mais Béatrice avait commis la plus grave erreur de sa vie de caïd. Natalie n'était pas la proie fragile qu'elle imaginait. Avant sa condamnation injuste, elle avait passé dix ans au sein des forces spéciales de l'armée, habituée aux situations de survie extrêmes. En une fraction de seconde, son entraînement militaire a pris le pas sur la peur. Natalie a pivoté avec une agilité déconcertante, bloquant le bras de son assaillante d'un coup de coude sec et précis. Elle a enchaîné par une série de frappes d'une précision chirurgicale au foie et au visage, avant de projeter Béatrice au sol d'un coup de pied sauté magistral en plein plexus.
Haletante, Natalie s'est redressée au-dessus de la brute terrassée et gémissante au sol, le regard noir de colère.
« La prochaine fois, tu ne repartiras pas sur tes jambes », a-t-elle prévenu d'une voix glaciale qui a instantanément fait taire la foule des spectatrices.
”« La prochaine fois, tu ne repartiras pas sur tes jambes », a-t-elle prévenu d'une voix glaciale qui a instantanément fait taire la foule…