Piégée derrière les barreaux, elle affronte ses démons pour prouver son innocence
L'affrontement sous les verrous
Le silence de la prison de Fresnes n’était jamais un vrai silence. Il était toujours habité par le bourdonnement lointain des cris, le grincement des grilles en fer et l'écho des pas lourds des gardiens. Ce matin-là, dans le lavabo commun en béton brut, Camille essayait simplement de laver la poussière de sa cellule de ses mains. Ses cheveux blond foncé étaient attachés en une queue-de-cheval stricte, et son visage portait les stigmates de nuits sans sommeil. Accusée à tort d'un vol de grande envergure qu'elle n'avait pas commis, elle devait désormais survivre dans un univers impitoyable.
Soudain, l'atmosphère de la pièce changea. Une ombre massive se projeta sur le mur humide. Avant que Camille ne puisse se retourner, une main rugueuse saisit l'arrière de sa tête avec une violence inouïe. C’était Sonia, la brute de l'aile B, une femme imposante en débardeur blanc qui régnait par la terreur sur les nouvelles arrivantes. D'un geste sec, Sonia projeta le visage de Camille sous le robinet de métal, maintenant sa tête sous l'eau glacée qui coulait à grand débit.
« Ne joue pas les dures avec moi », ricana Sonia, sa voix résonnant cruellement dans l'espace confiné.
À travers la vitre de la porte, plusieurs détenues s'étaient massées, observant la scène avec des rires moqueurs et des encouragements sauvages. Elles s'attendaient à voir la nouvelle s'effondrer, pleurer et supplier. Mais Camille n'était pas une victime ordinaire. Ce que personne ici ne savait, c'est qu'elle avait passé les dix dernières années de sa vie à enseigner les arts martiaux de haut niveau.
Ressentant la colère monter en elle, Camille attrapa fermement le poignet de son agresseuse pour faire levier. En un éclair, elle se dégagea de l'emprise de Sonia. Le combat qui s'ensuivit fut d'une rapidité déconcertante. Camille para les coups désordonnés de Sonia avec une précision chirurgicale, avant de lui asséner deux directs au corps. Pour finir, elle prit appui sur le mur et décocha un coup de pied sauté magistral en plein plexus. Sonia s'effondra lourdement au sol, le souffle coupé. Camille, dominante et essoufflée, la regarda avec mépris : « La prochaine fois, tu ne repartiras pas sur tes jambes. »
”Camille, dominante et essoufflée, la regarda avec mépris : « La prochaine fois, tu ne repartiras pas sur tes jambes. »