Trahie par sa propre sœur, elle survit à l'enfer de la prison pour se venger
Le soleil de plomb d’un après-midi d’été écrasait la cour poussiéreuse du centre pénitentiaire. Autour, les immenses murs en béton gris surmontés de rouleaux de barbelés coupants semblaient étouffer le moindre souffle d'air. C’était l’heure de la promenade, un moment redouté où la tension accumulée dans les cellules menaçait d’exploser à chaque instant. Au centre de cet espace, Béatrice, une force de la nature aux cheveux roux tressés, s'acharnait sur un sac de frappe suspendu. Chacun de ses coups résonnait comme une décharge électrique dans le silence lourd de la cour.
Stella, une jeune femme fine mais athlétique, dont les bras arboraient des tatouages complexes, s'avança calmement pour récupérer ses gants de boxe usés posés sur un banc. Elle savait qu’elle était observée par des dizaines de détenues. Depuis son arrivée injuste dans cet enfer, elle refusait de se soumettre aux règles humiliantes imposées par les caïds. S’arrêtant net, Béatrice la toisa avec un sourire provocateur, s'essuyant le front d’un geste dédaigneux.
« T'es venue pour servir de sac de frappe ? » lança Béatrice d'une voix forte pour prendre à témoin le groupe de détenues en jogging gris qui s'était rapidement formé autour d'elles.
Les murmures et les rires s'estompèrent instantanément. Stella enfila calmement ses gants, ajusta ses baskets usés et releva lentement la tête, plantant son regard déterminé dans celui de son adversaire.
« Voyons comment tu esquives les miens », répliqua-t-elle d'une voix calme mais glaciale.
Furieuse de ce manque de respect, Béatrice s'élança en avant, décochant un terrible coup de poing circulaire. Mais Stella, forte d'années d'entraînement rigoureux dans sa jeunesse, esquiva le coup d'un mouvement de buste fluide. Elle se colla contre Béatrice, enfonça un coup de genou dévastateur dans ses côtes, puis enchaîna avec une combinaison de frappes chirurgicales au menton. En quelques secondes, la géante de la prison s'effondra lourdement dans la poussière, terrassée sous les yeux ébahis de l'assistance. Sans dire un mot, Stella tourna le dos et s'éloigna avec assurance.
”Sans dire un mot, Stella tourna le dos et s'éloigna avec assurance.