Humiliée par ses camarades de caserne, cette jeune officier prépare une réponse implacable
Le choc du réfectoire
Le réfectoire de la base militaire de Mourmelon résonnait du brouhaha habituel des fins de service. Au milieu des rires gras et du cliquetis des couverts, le lieutenant Sarah Vasseur cherchait simplement un instant de répit. Assise seule à une table d'angle, elle parcourait des rapports d'inventaire, une tasse de café tiède posée près de son plateau. C'était une jeune femme déterminée, dont le chignon blond impeccable et l'uniforme camouflé impeccable témoignaient d'une rigueur absolue.
Soudain, l'atmosphère s'est figée. Sans un mot, deux silhouettes massives se sont approchées par-derrière. C'étaient les lieutenants Marc et Jean, deux officiers habitués à régner en maîtres sur le régiment. D'un geste sec et méprisant, Jean a agrippé le dossier de la chaise de Sarah et l'a tiré en arrière. Le déséquilibre a été immédiat. Dans un fracas métallique assourdissant, le plateau de Sarah a glissé de la table, projetant sa nourriture et sa vaisselle sur le sol carrelé.
« Alors Vasseur, on ne sait plus tenir sur sa chaise ? » a ricané Marc, les bras croisés.
Le silence est tombé sur le réfectoire comme une chape de plomb. Des dizaines de soldats ont arrêté de manger, les yeux rivés sur la scène. Mais Sarah n'était pas du genre à plier sous l'intimidation. Se redressant d'un bond, elle a ignoré le désordre au sol pour faire face à ses agresseurs. Son regard bleu azur était chargé d'une colère froide.
Sans hésiter, elle a fait un pas en avant et a poussé fermement Jean au niveau de la poitrine. Pris de court, le colosse a reculé d'un pas, son sourire narquois s'effaçant instantanément pour faire place à une rage noire. Il s'est penché vers elle, menaçant :
« Vous voulez vous faire remarquer, Vasseur ? Maintenant, vous l'avez ! »
Dans un geste d'une violence inouïe, Jean a saisi un plateau vide sur une table voisine et l'a fracassé à terre avant de la fixer intensément, espérant briser sa résolution sous les yeux de toute la garnison.
”»Dans un geste d'une violence inouïe, Jean a saisi un plateau vide sur une table voisine et l'a fracassé à terre avant de la fixer intens…