Condamnée à tort, j'ai dû affronter la pire brute de la prison pour survivre
Le défi de la cour
La poussière de la cour de promenade de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis collait à la peau moite de Vanessa. À vingt-huit ans, cette ancienne athlète n'avait plus que le sport pour ne pas sombrer dans la folie. Condamnée pour un crime qu'elle clamait haut et fort n'avoir jamais commis, elle s'efforçait de maintenir son corps et son esprit affûtés. Ce jour-là, sous un soleil de plomb qui écrasait le béton et les grillages surmontés de barbelés, elle enchaînait les pompes, le regard fixé sur le sol poussiéreux.
Soudain, une ombre massive projeta son obscurité sur elle. Avant que Vanessa n'ait pu réagir, un flot d'eau glacée et saumâtre s'abattit sur son dos, coupant sa respiration. Elle se redressa d'un bond, le cœur battant à tout rompre. Devant elle se tenait Brigitte, une détenue imposante aux cheveux courts et hérissés, connue pour sa brutalité et son autorité incontestée sur le quartier des femmes. Brigitte tenait encore le seau en plastique bleu, un sourire provocateur gravé sur ses lèvres épaisses.
« Je te laisse trois coups d'avance. Si tu tiens, cette place est à toi », lança Brigitte d'une voix rauque, provocant les rires gras de ses lieutenants.
Le cercle des détenues s'était déjà refermé autour d'elles. Les cris d'excitation commencèrent à fuser. Sans crier gare, Brigitte balança un crochet du droit dévastateur. Forte de ses années d'entraînement, Vanessa esquiva d'un mouvement fluide, passant sous le bras de son adversaire. Profitant du déséquilibre de la colosse, elle riposta d'un direct précis en plein visage. Le nez de Brigitte éclata en sang.
La foule devint hystérique, scandant des encouragements sauvages. Mais la brute ne comptait pas en rester là. Folle de rage, elle se jeta sur Vanessa, l'agrippant au cou pour l'étouffer. Sentant l'asphyxie la guetter, Vanessa rassembla ses dernières forces et projeta un coup de genou d'une violence inouïe dans l'abdomen de Brigitte. La colosse s'effondra dans la boue de la cour, le souffle coupé, vaincue sous les acclamations du public. Au loin, la surveillante principale Garcia observait la scène, impassible derrière ses lunettes de soleil.
”Au loin, la surveillante principale Garcia observait la scène, impassible derrière ses lunettes de soleil.