Derrière les barreaux, elle pensait briser la nouvelle mais a réveillé un terrible secret
L'affrontement sous les néons
Le réfectoire du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis exhalait une odeur persistante de détergent bon marché et de nourriture industrielle. Sous la lueur blafarde et vacillante des tubes fluorescents, Clara s'efforçait d'ignorer le brouhaha incessant des détenues. Vêtue d'un jogging gris sombre informe, les bras marqués de tatouages racontant son passé tumultueux, la jeune femme de vingt-huit ans mangeait en silence, le regard fixé sur son plateau en acier inoxydable. Elle ne cherchait pas les ennuis, elle voulait simplement purger sa peine et retrouver la liberté.
Soudain, une ombre massive s'est projetée sur sa table. Martine, une détenue imposante d'une quarantaine d'années connue pour sa violence gratuite, s'est approchée agressivement par-derrière. Ses paumes ont claqué l'une contre l'autre dans un bruit sec qui a instantanément fait taire les conversations alentour.
« Tu crois que c'est ton terrain de jeu, ma fille ? » a hurlé Martine, provoquant une vague d'excitation parmi les spectatrices.
Dans la foule des détenues, les cris d'encouragement n'ont pas tardé à s'élever. « Défonce-la ! » hurlaient certaines, impatientes d'assister à un nouveau passage à tabac. Clara est restée d'un calme olympien. Elle a posé ses couverts, s'est levée sans hâte et s'est retournée pour faire face à son agresseuse. Martine, habituée à voir ses victimes supplier, a décoché un direct du droit fulgurant vers le visage de Clara.
Mais Clara n'était pas une détenue ordinaire. Ancienne instructrice de combat rapproché dans l'armée de terre, elle possédait des réflexes affûtés comme des lames. D'un geste fluide, elle a bloqué le poing de Martine avant de lui asséner un puissant coup de poing en plein menton. Martine a chancelé, folle de rage, et a tenté de s'agripper à ses vêtements. Clara a esquivé, l'a saisie par la nuque et a projeté son genou avec une force dévastatrice dans l'abdomen de la brute. Martine s'est effondrée sur le sol carrelé, gémissant de douleur. Sans un regard pour son adversaire KO, Clara s'est rassise calmement à sa table et a repris son repas.
”Sans un regard pour son adversaire KO, Clara s'est rassise calmement à sa table et a repris son repas.