Derrière les barreaux, elle risque sa vie pour sauver une jeune détenue
Dans la cour étouffante de la blanchisserie du centre pénitentiaire, l'air vibrait sous l'effet de la chaleur estivale. Des dizaines de draps blancs, suspendus à des cordes à linge de fortune, oscillaient lentement, créant un labyrinthe de tissu qui masquait la vue des rares caméras de surveillance. C'est dans ce décor oppressant que Hannah, une jeune détenue récemment incarcérée, tentait de se faire oublier. Frêle et vêtue d'un jogging gris usé, elle luttait contre ses larmes, écrasée par la dureté de cet univers carcéral.
Soudain, le silence relatif de la cour fut brisé. Corinne, une détenue imposante et redoutée de tous, surgit de l'ombre des draps. Sans un mot, elle brandit une lourde planche de bois récupérée dans l'atelier et frappa violemment Hannah dans le dos. Sous l'impact, la jeune femme s'effondra sur le béton rugueux, coupée dans son élan, gémissant de douleur en serrant ses côtes.
À quelques pas de là, Béatrice, la fidèle complice de Corinne, éclata d'un rire gras et provocateur. Elle pointa du doigt la victime tremblante, tandis que Corinne, triomphante, s'approcha pour marquer son territoire.
« C'est la nouvelle. Maintenant, elle est à moi ! » hurla Corinne, s'assurant que toutes les autres détenues entendent sa déclaration de propriété.
C'est alors que Natalie entra en scène. Calme, athlétique, les cheveux noirs attachés en un chignon impeccable, elle traversa la cour d'un pas déterminé. Natalie était une ancienne militaire, incarcérée injustement, qui avait toujours refusé de prendre parti. Mais l'injustice de la scène réveilla en elle son instinct de protectrice.
Voyant Natalie s'approcher, Corinne la prit immédiatement pour cible et se jeta sur elle avec fureur. Mais Natalie esquiva l'assaut avec une fluidité déconcertante. En un enchaînement précis de coups de poing rapides, elle désarma son adversaire avant de la projeter lourdement au sol. Corinne s'écrasa sur le béton, incapable de se relever.
« Elle n'appartient à personne, » murmura Natalie d'une voix calme mais tranchante, avant de s'éloigner sous le regard médusé des témoins.
”Corinne s'écrasa sur le béton, incapable de se relever.« Elle n'appartient à personne, » murmura Natalie d'une voix calme mais tranchante…