Secondes chances · Histoire

Derrière les barreaux, j'ai tout risqué pour sauver une innocente de l'enfer

Derrière les barreaux, j'ai tout risqué pour sauver une innocente de l'enfer — Partie 1
Image tirée de la vidéo originale

Sous un ciel lourd et menaçant, la cour centrale du centre pénitentiaire ressemblait à une cocotte-minute sur le point d'exploser. Manon, avec ses côtés rasés et la fine cicatrice blanche qui barrait son cou, faisait rebondir un ballon de basket usé sur le béton humide. Son survêtement vert sombre était trempé par la fine pluie. Soudain, un cri strident brisa le silence pesant. Près du grillage de sécurité, Carla, une détenue imposante et réputée pour sa violence gratuite, venait de coincer une jeune fille terrifiée nommée Léa. Les doigts épais de Carla étaient serrés autour du cou de l'adolescente, la soulevant presque du sol.

Personne ne bougeait. Les autres détenues détournaient le regard, appliquant à la lettre la loi de la prison : chacun pour soi. Mais Manon ne pouvait pas rester sans rien faire. La vue de cette gamine sans défense réveilla en elle une colère ancienne. Lâchant son ballon de basket, qui rebondit avec un bruit sourd et régulier, elle marcha d'un pas ferme vers le groupe.

Une confrontation inévitable

« Lâche-la, connasse ! » a hurlé Manon, sa voix coupant l'air froid comme une lame.

Carla s'est figée, desserrant lentement son emprise sur Léa qui s'est effondrée au sol, prise d'une quinte de toux douloureuse. Lentement, la brute s'est retournée, les yeux injectés de sang. Elle n'avait pas l'habitude qu'on lui tienne tête.

« T'es morte, la nouvelle ! » a crié Carla en se jetant sur elle.

Un coup de poing massif est parti, visant la mâchoire de Manon. Mais cette dernière a esquivé avec une agilité surprenante, avant de riposter par un enchaînement fulgurant : un direct au foie suivi d'un coup de pied circulaire en plein plexus. Carla s'est écroulée de tout son long. Manon s'est alors penchée sur elle, le regard noir.

« Dégage de ma vue, ordure », a-t-elle murmuré.

Manon s'est alors penchée sur elle, le regard noir.« Dégage de ma vue, ordure », a-t-elle murmuré.