Derrière les barreaux de cette prison, j'ai découvert qui m'avait réellement trahie
L'affrontement sous le soleil de Fresnes
Le soleil de plomb de l'après-midi tapait impitoyablement sur le béton gris de la cour de promenade du centre pénitentiaire de Fresnes. Pour Sarah, chaque coup de balai était une manière de garder l'esprit occupé, de ne pas sombrer dans la folie de l'enfermement. À seulement vingt-cinq ans, la jeune femme avait dû troquer sa vie paisible contre l'enfer carcéral. Pour s'endurcir, elle avait rasé ses cheveux d'un blond clair, révélant un visage aux traits acérés, déterminé à survivre. Vêtue de son jogging bleu marine réglementaire, elle nettoyait la poussière de la cour sous le regard lourd des autres détenues.
Soudain, une ombre massive projeta sa silhouette sur le sol. C'était Amandine. Connue pour sa violence gratuite et son autorité tyrannique dans le bâtiment des femmes, Amandine s'avança en poussant un grand conteneur à ordures noir. Sans un mot, avec un sourire provocateur qui découvrait ses dents, elle bascula la poubelle, déversant un flot de détritus infâmes pile sur la zone que Sarah venait de nettoyer.
Le sang de Sarah ne fit qu'un tour. La colère accumulée depuis des mois de brimades explosa.
« Arrête ton cinéma, connasse ! » hurla-t-elle, la voix vibrante de rage.
Amandine n'attendait que ça. Dans un grognement sauvage, elle décocha un puissant coup de poing circulaire. Mais Sarah, vive comme l'éclair, esquiva le coup en se baissant. Profitant du déséquilibre de son adversaire, elle riposta instantanément par une série de coups précis au corps, avant de décocher un coup de pied magistral en plein visage. Amandine s'effondra lourdement sur le béton chaud.
Haletante, Sarah s'approcha de la brute à terre. Elle la saisit violemment par les cheveux, tirant sa tête en arrière pour la forcer à la regarder dans les yeux.
« Dégage de ma vue », ordonna-t-elle d'un ton glacial.
Elle la repoussa avec mépris et récupéra son balai, laissant Amandine gémissante au sol sous les murmures stupéfaits de la cour.
”Elle la saisit violemment par les cheveux, tirant sa tête en arrière pour la forcer à la regarder dans les yeux.« Dégage de ma vue », ord…