Derrière les barreaux, j'ai découvert que ma pire ennemie avait détruit ma vie
Une provocation sous haute tension
Le soleil de plomb du Midi écrasait la cour d'exercice du centre pénitentiaire. L'air était lourd, saturé d'une odeur de goudron chaud et de sueur. Contre le haut grillage métallique surmonté de fils barbelés, Sarah tentait de trouver un semblant d'ombre. Avec ses cheveux courts teints en rouge vif et ses tatouages qui lui couvraient le cou, elle détonait dans cet univers carcéral impitoyable. Pourtant, elle ne cherchait pas les ennuis. Elle voulait simplement purger sa peine en silence, loin des drames quotidiens de la détention.
C'était sans compter sur Nadine. Cette détenue massive, redoutée de toutes, régnait sur la cour comme sur un territoire conquis. D'un coup de pied nonchalant mais précis, Nadine projeta un ballon de football usé directement contre les baskets poussiéreuses de Sarah. Le choc fit vibrer le grillage.
« Ça t'a fait mal ? Renvoie le ballon si t'en as le courage ! » lança Nadine d'une voix rauque, s'avançant d'un pas lourd et menaçant.
Autour d'elles, le temps sembla s'arrêter avant que la meute ne s'excite. Les autres détenues se massèrent en cercle, flairant l'odeur du sang. « Défonce-la ! » hurla une voix dans la foule. Sans crier gare, Nadine projeta un terrible direct du droit vers le visage de Sarah. Mais Sarah avait des réflexes d'acier. D'une esquive rotative parfaite, elle évita le poing d'un cheveu et riposta instantanément par un coup de pied circulaire bien placé.
Les deux femmes s'agrippèrent, luttant corps à corps contre la structure métallique qui grinçait sous leur poids. Les cris redoublèrent d'intensité : « Allez, la Grosse Nadine ! » encouragèrent les partisanes de la brute. Profitant d'un moment de déséquilibre, Sarah saisit les épaules de son adversaire et lui asséna un coup de genou dévastateur dans les côtes. Nadine s'effondra sur l'asphalte brûlant, le souffle coupé. Sans un mot, sans même un regard pour la foule stupéfaite, Sarah tourna le dos et s'éloigna d'un pas tranquille.
”Sans un mot, sans même un regard pour la foule stupéfaite, Sarah tourna le dos et s'éloigna d'un pas tranquille.