Derrière les barreaux, j'ai risqué ma vie pour sauver une détenue sans défense
La loi du plus fort
Le ciel au-dessus du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis était d'un gris de plomb, reflétant la tristesse et la dureté de la vie carcérale. Dans la cour de promenade, entourée de hauts grillages surmontés de barbelés acérés, l'atmosphère était particulièrement lourde ce jour-là. Les pas des détenues résonnaient sur le béton humide, un bruit monotone seulement interrompu par le vent glacial d'automne.
Soudain, un attroupement s'est formé près des bacs à eau métalliques. Brigitte, une détenue imposante dont la simple présence terrorisait les nouvelles arrivantes, venait de s'en prendre à Léa. Cette dernière, frêle et terrifiée, n'avait aucune chance de se défendre. Sous les yeux impitoyables de la foule, Brigitte a saisi Léa par les cheveux et a plongé brutalement sa tête dans l'eau glacée du bac.
« Elle va lui donner une leçon ! » a hurlé une complice de Brigitte, ravie du spectacle.
Sarah, une détenue athlétique aux bras recouverts de tatouages et de bandages de boxe, n'a pas pu supporter cette injustice. Elle s'est avancée d'un pas déterminé, fendant la foule. Son regard noir trahissait une colère froide. Elle s'est interposée immédiatement entre la brute et sa victime.
« Dégage de devant moi », a lancé Sarah d'une voix calme mais menaçante.
Brigitte a lâché sa proie, surprise par cette audace, avant de se ruer sur Sarah avec rage. Mais Sarah maîtrisait parfaitement les arts martiaux. En quelques secondes d'une fluidité impressionnante, elle a esquivé la charge de son adversaire, enchaîné deux coups de poing précis, puis asséné un coup de pied circulaire dévastateur. Brigitte s'est effondrée lourdement sur le sol mouillé.
Se tenant au-dessus d'elle, Sarah lui a jeté un dernier regard d'avertissement : « Laisse-la tranquille. Sinon, tu vas le regretter. » La cour est restée plongée dans un silence de mort.
”» La cour est restée plongée dans un silence de mort.