Une détenue risque tout pour protéger une jeune innocente face aux caïds de la prison
Une étincelle dans l'enfer gris
Le réfectoire du centre pénitentiaire était un lieu où l'humanité semblait s'être arrêtée à la porte. Sous la lumière crue et vacillante des néons, le bruit métallique des plateaux et les murmures hostiles des détenues créaient une symphonie oppressante. C'est dans ce décor sans âme que le drame a éclaté. Erica, une jeune femme de vingt-trois ans à peine, venait d'arriver dans ce bloc. Sa fragilité était une provocation pour les anciennes. Laura, une force brute de trente-huit ans avec son éternel chignon blond haut perché, ne tarda pas à vouloir marquer son territoire.
Alors qu'Erica s'asseyait timidement à une table en métal, Laura s'approcha, portant un seau d'eau grise et nauséabonde. Sans la moindre hésitation, elle vida le seau sur la tête de la jeune fille. L'eau sale ruissela sur ses longs cheveux clairs, provoquant un hoquet de terreur chez la victime. Le silence s'abattit instantanément sur la pièce. Laura se pencha, le visage déformé par un sourire cruel, et cracha ses mots :
Ici, c'est chez moi. Tu manges quand je te le dis.
C'en était trop. À quelques mètres de là, Chantal, une détenue athlétique de trente ans, sentit la colère l'envahir. Elle avait promis de faire profil bas pour obtenir sa conditionnelle, mais l'injustice était trop grande. Elle se leva et s'avança d'un pas ferme.
Cette salle n'appartient à personne, lança Chantal d'une voix calme mais glaciale.
Laura, folle de rage d'être défiée, se jeta sur elle. Ce qui suivit fut un affrontement d'une violence inouïe. Une complice de Laura tenta de prendre Chantal à revers, mais cette dernière esquiva avec une agilité impressionnante. Par des mouvements précis et puissants, Chantal bloqua les attaques, assénant des coups précis qui envoyèrent rapidement la complice au tapis. Enfin, faisant face à Laura, Chantal esquiva un large crochet et projeta un coup de poing dévastateur en plein visage de son adversaire. Laura s'effondra lourdement sur le béton. Chantal restait debout, triomphante mais consciente que ce geste allait lui coûter très cher.
”Chantal restait debout, triomphante mais consciente que ce geste allait lui coûter très cher.