Enfermée pour un crime non commis, j'affronte ma pire ennemie en prison
L'affrontement sous le soleil de plomb
Le soleil de l'après-midi écrasait la cour du centre pénitentiaire, transformant le béton brut en une véritable fournaise. Sarah s'efforçait de ne pas penser à la chaleur. Depuis son incarcération injuste, elle avait appris à anesthésier ses émotions. Ses longs cheveux blonds d'autrefois avaient laissé place à un crâne rasé, d'un blond décoloré presque blanc, symbole de sa métamorphose. Vêtue d'un simple jogging bleu marine, elle balayait méthodiquement la cour de promenade, trouvant dans ce geste répétitif une forme de thérapie.
Soudain, un bruit strident de plastique traîné sur le sol rompit la monotonie de l'après-midi. Brigitte, une détenue massive aux cheveux bruns bouclés, s'avança vers elle d'un pas lourd et provocateur. Sans un mot, elle fit basculer une grande poubelle directement sur la zone que Sarah venait de nettoyer, éparpillant des détritus infâmes sur le ciment chaud.
Le sang de Sarah ne fit qu'un tour. Elle redressa sa haute silhouette, serrant le manche en bois de son balai à en faire blanchir ses articulations. Elle plongea son regard d'acier dans celui, goguenard, de sa provocatrice.
Arrête ton cinéma, connasse !
La réaction de Brigitte fut immédiate. Elle lança un coup de poing féroce visant la tempe de Sarah. Mais cette dernière n'était plus la jeune femme vulnérable d'autrefois. Esquivant l'attaque d'un mouvement de tête fluide, Sarah riposta instantanément. Deux coups précis au foie firent plier Brigitte, suivis d'un coup de pied circulaire puissant qui l'envoya lourdement au sol.
Avant que Brigitte ne puisse crier, Sarah se jeta sur elle, attrapant sa chevelure bouclée pour lui relever brutalement le visage. Leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres.
Dégage de ma vue.
Sarah la relâcha avec mépris et s'éloigna calmement, son balai à la main, laissant son adversaire gémir sur le béton brûlant sous les yeux ébahis des autres détenues.
”Leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres.Dégage de ma vue.Sarah la relâcha avec mépris et s'éloigna calmement, son balai à la ma…