Une gardienne de prison brise son appel d'anniversaire, déclenchant une révolte inattendue
La provocation de trop
Le couloir de la prison pour femmes de Réau était plongé dans une lumière crue et blafarde. Élena, vêtue d'un jogging gris informe qui flottait sur sa silhouette amaigrie, tenait le combiné métallique d'une main tremblante. Ses cheveux auburn, d'ordinaire si soignés, s'échappaient en mèches rebelles autour de son visage marqué par la fatigue et les larmes. Aujourd'hui, elle fêtait ses trente ans dans cet enfer de béton.
À l'autre bout de la ligne, une voix enfantine et pure traversa la distance pour réchauffer son cœur meurtri.
« Maman, joyeux anniversaire ! Je t'aime fort ! »
Élena ferma les yeux, laissant libre cours aux larmes qui menaçaient de déborder depuis des heures. Un sourire douloureux dessina ses lèvres gercées alors qu'elle pressait le récepteur contre son oreille.
« Merci, mon cœur. Maman t'aime plus que tout au monde... »
Elle n'eut pas le temps d'ajouter un mot de plus. Une ombre massive s'abattit sur elle. Brigitte, la gardienne en chef connue pour son sadisme et arborant un impressionnant tatouage de ronces sur le cou, arracha brutalement le combiné des mains d'Élena pour le raccrocher sur son socle métallique dans un claquement sec.
« C'est fini. Ta famille t'a sûrement oubliée depuis longtemps, alors retourne dans ta cellule » dit-elle d'un ton glacial.
Le sang d'Élena ne fit qu'un tour. Ce n'était plus de la tristesse qui coulait dans ses veines, mais une fureur maternelle indomptable. Se relevant d'un bond, elle décocha un coup de poing magistral en plein visage de Brigitte. La gardienne recula, surprise. Sarah, une autre surveillante présente en arrière-plan, tenta de s'interposer, mais Élena esquiva, la frappa à la mâchoire et projeta Brigitte au sol d'une prise violente. Élena se tenait debout, triomphante et menaçante, au-dessus de son tortionnaire gémissant.
”Élena se tenait debout, triomphante et menaçante, au-dessus de son tortionnaire gémissant.