Ce riche homme d'affaires pensait pouvoir faire taire sa propre grand-mère en public
L'affrontement sous l'atrium
La lumière crue du matin traversait la gigantesque verrière du siège social de la maison de cosmétiques L'Héritier, inondant l'atrium de reflets froids. Marthe, vêtue de son élégant manteau en laine de couleur chameau, se tenait droite malgré ses soixante-quinze ans. Face à elle, son petit-fils Arthur, revêtu d'un costume croisé anthracite parfaitement taillé, affichait un rictus de mépris. Entre eux, une liasse de documents bancaires étalée sur une table basse en verre témoignait de la trahison.
« Tu as volé la fondation, Arthur. Tu as volé l'argent destiné aux orphelinats pour couvrir tes dettes de jeu », murmura Marthe, la voix tremblante mais ferme.
Arthur ne prit même pas la peine de nier. Ses yeux s'injectèrent de sang. La panique de se voir démasqué se mua instantanément en une rage destructrice. Sans un mot, il leva son poing lourd et frappa sa grand-mère au visage. Le choc fut d'une violence inouïe. Marthe recula, mais Arthur, emporté par une fureur bestiale, ne s'arrêta pas là. Il enchaîna avec une série de coups rapides et précis, assenés avec une force lâche sur cette femme sans défense.
La brutalité de l'agression la propulsa en arrière. Dans un vol plané terrifiant, le corps de Marthe heurta de plein fouet la grande baie vitrée qui séparait l'atrium du hall principal. Le verre trempé explosa dans un fracas de fin du monde, projetant des milliers d'éclats scintillants autour de la vieille dame qui s'effondra au sol, inconsciente et ensanglantée.
Arthur s'avança pour ramasser les documents compromettants, mais son triomphe fut de courte durée. Le brigadier Chris, un policier de quartier qui effectuait une visite de courtoisie pour la sécurité du bâtiment, venait d'assister à la scène. N'écoutant que son courage, le policier s'élança à travers les débris. D'un direct du droit fulgurant, il cueillit Arthur à la mâchoire, envoyant le jeune homme d'affaires mordre la poussière sur le sol de marbre.
”D'un direct du droit fulgurant, il cueillit Arthur à la mâchoire, envoyant le jeune homme d'affaires mordre la poussière sur le sol de ma…