Accusée à tort par son fiancé, Laure commet l'irréparable devant le commissariat
Acte I : L'éclat de colère sous le ciel d'Orléans
Le soleil de l'après-midi frappait cruellement les briques rouges de l'hôtel de police d'Orléans. Pour Laure, ce ciel bleu n'était qu'un décor ironique face au cauchemar éveillé qu'elle traversait. Menottée, les poignets enserrés par le métal froid qui lui coupait la circulation, elle avançait d'un pas chancelant, encadrée par deux brigadiers de la Police nationale. À sa gauche, le jeune brigadier Verdier maintenait une prise ferme mais nerveuse sur son bras. À sa droite, le brigadier Lemaire, un vétéran aux cheveux grisonnants et au visage taillé dans le granit, n'offrait aucune once de sympathie.
Laure portait un simple t-shirt gris chiné et un jean sombre, des vêtements ordinaires pour une journée qui venait de briser sa vie. Derrière les barrières de sécurité, un attroupement de badauds s'était formé, attiré par le spectacle dramatique de cette jeune femme traînée vers les geôles. Des murmures indignés et des bruits de caméras de téléphones portables résonnaient dans l'air lourd.
« Avancez sans faire d'histoires, mademoiselle », grogna Lemaire d'une voix sans réplique.
C'est à cet instant précis que Laure aperçut une silhouette familière dans la foule. Julien, son fiancé, se tenait là, un sourire arrogant aux lèvres, murmurant à l'oreille de sa jeune assistante. L'évidence la frappa comme un coup de poignard : l'accusation de détournement de fonds qui pesait sur elle n'était qu'une machination pour l'éliminer et s'emparer de ses parts. Submergée par une vague de rage et de désespoir incontrôlable, Laure se débattit. Dans un mouvement désespéré, elle pivota et lança un coup de pied rageur vers le brigadier Lemaire.
Le choc fut brutal, mais le policier expérimenté ne vacilla pas. En un réflexe implacable, Lemaire la saisit au collet et la projeta au sol. Le corps de Laure percuta le pavé de pierre dans un bruit sourd, la laissant hébétée et d'un coup privée d'air, sous les cris de stupeur de la foule incrédule.
”Le corps de Laure percuta le pavé de pierre dans un bruit sourd, la laissant hébétée et d'un coup privée d'air, sous les cris de stupeur…