En voulant protéger sa codétenue d'une terrible agression, elle découvre sa véritable identité
Le soleil de midi plombait la cour de promenade de la maison d’arrêt. Sur le béton brûlant, l'air vibrait de tension, mais dans un angle mort du mirador, Olivia tentait d'offrir une once d'humanité à sa jeune codétenue. Blonde, le corps marqué par des tatouages racontant sa vie d'avant, elle portait un simple jogging gris sombre. Face à elle, Sarah, une jeune femme aux boucles brunes vêtue de beige, fixait un modeste gâteau de Savoie avec des yeux embués de l'espoir fragile de l'enfance.
Un instant de répit brisé
C’était le vingtième anniversaire de Sarah, un jour qui aurait dû être synonyme de fête et de liberté, mais qui se déroulait derrière les hauts murs de pierre grise de la prison. Alors que Sarah murmurait un timide merci, une ombre massive s'est projetée sur elles. Brigitte, une détenue redoutable du bâtiment B, s'est avancée d'un pas lourd, un ballon de basket calé sous le bras gauche.
« Bon premier jour », a ricané la brute avant de lever sa jambe lourde.
Le coup de pied, d'une violence inouïe, a cueilli Sarah en pleine poitrine. La jeune fille a été projetée en arrière, son crâne frôlant de peu le sol cimenté. Son cri de douleur a déchiré le silence étouffant de la cour. Pour Olivia, ce fut le déclic de trop. Sans réfléchir aux conséquences, la détenue tatouée s'est redressée comme un ressort, les yeux injectés de rage.
Elle s'est ruée sur Brigitte, ignorant les cris de détresse de Clara, la jeune surveillante en uniforme bleu marine de l’Administration pénitentiaire qui accourait en hurlant : « Lâchez-la ! Lâchez-la ! ». Dans la mêlée furieuse, la gardienne a été bousculée et projetée à terre tandis qu'Olivia assénait une série de coups précis à son agresseuse. Brigitte a fini par s'effondrer sur le goudron, terrassée par la fureur d'Olivia. Cette dernière, le souffle court, s'est immédiatement agenouillée auprès de Sarah pour vérifier son état, ignorant le vacarme des alarmes qui commençaient à retentir.
”Cette dernière, le souffle court, s'est immédiatement agenouillée auprès de Sarah pour vérifier son état, ignorant le vacarme des alarmes…