Trahie à la maternité par son mari, un médecin héroïque la sauve
Le couloir de la maternité de l'hôpital Saint-Roch, habituellement si calme et baigné d'une douce lumière boisée, s'était transformé en un véritable champ de bataille. Aurélie, vêtue d'une simple blouse jaune d'hôpital, était recroquevillée sur le sol carrelé. Ses cheveux auburn masquaient son visage baigné de larmes et de sueur, tandis que ses mains serraient convulsivement son ventre de femme enceinte. À quelques minutes d'accoucher, elle venait de vivre la plus terrible des trahisons.
Une agression impensable
Face à elle se tenait Julien, son époux, élégant mais glacial dans son costume de flanelle marron foncé, accompagné de sa maîtresse, Clara, vêtue d'une robe blanche immaculée qui jurait avec la solennité du lieu. Clara, animée par une jalousie maladive et la promesse de Julien de lui confier le bébé dès sa naissance, avait perdu tout contrôle. Hurlant des insanités, elle s'était ruée vers Aurélie, les ongles en avant, prête à s'en prendre physiquement à la future mère impuissante.
« Ce bébé est à moi, tu n'es rien ! » avait hurlé Clara dans un accès de rage pure.
Les infirmières en blouses vertes, tétanisées par la violence de la scène, n'avaient pas eu le temps de réagir. Mais alors que Clara s'apprêtait à frapper Aurélie, une haute silhouette s'interposa. Le docteur Michel, le chef de service respecté de la maternité, un homme grand aux tempes grisonnantes et au regard d'acier, intercepta le coup. D'un mouvement fluide et d'une force insoupçonnée, il saisit le bras de l'agresseuse et la projeta au sol, la neutralisant en une fraction de seconde.
Le silence se fit soudain dans le couloir, seulement troublé par les gémissements de Clara sur le carrelage et les respirations saccadées d'Aurélie. Aurélie sentait son cœur battre à tout rompre, non seulement à cause de l'effort physique intense de l'accouchement imminent, mais surtout en raison de la terreur psychologique que lui infligeaient ses agresseurs. Le docteur Michel se redressa, ajustant sa blouse blanche, son regard fixé sur Julien qui assistait à la scène, pétrifié.
”Le docteur Michel se redressa, ajustant sa blouse blanche, son regard fixé sur Julien qui assistait à la scène, pétrifié.