Trahie et envoyée en prison, elle découvre la terrible vérité derrière les barreaux
L'affrontement sous le ciel de béton
Le ciel au-dessus du centre pénitentiaire de Corbas était d'un gris de plomb, lourd et oppressant. Dans la cour de promenade, entourée de hauts grillages surmontés de barbelés, le bourdonnement des conversations des détenues se mêlait au bruit lointain de la ville. Sarah, vêtue d'un jogging kaki usé et de baskets fatiguées, faisait rebondir un ballon de basket sur le béton brut. Ses cheveux roux en bataille encadraient son visage fermé, et le tatouage sombre qui ornait son cou semblait s'animer à chacun de ses mouvements. Elle tentait d'ignorer la tension permanente qui régnait dans cet endroit, mais ses yeux restaient aux aguets.
Soudain, un cri étouffé attira son attention à l'autre bout de la cour. Carla, une détenue imposante aux cheveux noirs et au regard cruel, tenait fermement Lucie, une jeune femme frêle arrivée la semaine précédente. Carla la secouait comme un fétu de paille, exigeant sa ration de nourriture sous les rires moqueurs de ses complices. Personne n'intervenait. La lâcheté était souvent le prix de la survie ici.
Mais pour Sarah, c'en était trop. Elle laissa tomber son ballon, qui roula lentement sur le sol humide. S'avançant d'un pas ferme, elle fixa Carla et hurla d'une voix qui fit taire la cour :
« Lâche-la, connasse ! »
Carla se retourna lentement, un sourire mauvais déformant ses traits. Elle lâcha Lucie, qui s'effondra au sol, et s'avança vers Sarah en bombant le torse.
« T'es morte, la nouvelle ! » hurla-t-elle avant de décocher un coup de poing violent.
D'un réflexe fulgurant, Sarah esquiva le coup en se baissant. Profitant du déséquilibre de son adversaire, elle lui asséna un direct précis au menton, suivi d'un coup de pied circulaire rapide et puissant qui cueillit Carla à la tempe. La colosse s'effondra lourdement sur le béton, inconsciente. Sarah se pencha sur elle, le regard glacé, et lui murmura à l'oreille :
« Dégage de ma vue, ordure. »
Se redressant sous les yeux ébahis des autres détenues, Sarah comprit que sa vie venait de basculer à jamais.
”»Se redressant sous les yeux ébahis des autres détenues, Sarah comprit que sa vie venait de basculer à jamais.