Trahison · Histoire

Trahie et jetée en prison, Laure refuse de plier face aux caïds

Trahie et jetée en prison, Laure refuse de plier face aux caïds — Partie 1
Image tirée de la vidéo originale

La confrontation sous les néons

Le couloir du bloc B de la prison pour femmes de Fleury-Mérogis exhalait une odeur persistante d'eau de Javel et de désespoir. Sous la lumière crue et vacillante des néons, Laure, vingt-neuf ans, s'efforçait de nettoyer le sol en béton peint. Ses cheveux sombres, soigneusement tressés, retombaient sur son survêtement gris élimé. Pour elle, chaque geste répétitif était une manière de garder l'esprit ancré, de ne pas sombrer dans la folie de cet univers carcéral où elle avait été injustement jetée par la trahison de son ex-mari.

Soudain, une ombre massive vint occulter la faible lumière. Brigitte, la figure redoutée du quartier des femmes, se tenait là. D'un coup de pied nonchalant mais d'une violence calculée, elle envoya valser la boîte de lingettes de Laure à l'autre bout du couloir. Un silence de mort s'abattit instantanément sur la coursive.

« Il est temps de payer ton dû, la nouvelle », s'exclama Brigitte avec un sourire sardonique.

Les autres détenues s'étaient massées contre les grilles de leurs cellules, avides du spectacle d'une nouvelle victime qui s'effondre. Mais Laure ne cilla pas. Elle se redressa lentement, toisant la géante blonde. La peur avait quitté son corps depuis bien longtemps, remplacée par une colère froide et incandescente.

« Viens les chercher », répliqua doucement Laure.

Furieuse de cette insolence, une complice de Brigitte s'élança pour frapper Laure. D'un réflexe foudroyant, Laure esquiva et lui asséna un direct du droit en plein visage. Avant que Brigitte ne puisse réagir, Laure enchaîna avec un coup de poing dévastateur à l'estomac de la meneuse. Le souffle coupé, le colosse s'effondra lourdement sur le sol. Sans un regard pour ses adversaires terrassées, Laure ramassa calmement ses lingettes et s'éloigna d'un pas tranquille, laissant derrière elle un couloir pétrifié par la stupéfaction.

Sans un regard pour ses adversaires terrassées, Laure ramassa calmement ses lingettes et s'éloigna d'un pas tranquille, laissant derrière…