Trahie par Léo sous la pluie, j'ai découvert son secret face aux militaires.
L'ombre de la trahison sous la pluie
La pluie d'automne s'abattait sans relâche sur le parking désert du lycée, transformant le bitume en un miroir sombre et froid. Clara serrait les poignées glacées de ses béquilles, sentant le métal mordre la paume de ses mains. Son sweat à capuche gris était déjà trempé, collant à sa peau frissonnante. Sa jambe gauche, enserrée dans un lourd plâtre blanc, lui pesait une tonne. Chaque mouvement était une torture, mais le message désespéré de Léo l'avait poussée à bout de forces jusqu'à ce lieu isolé, près du vieux bus jaune de ramassage scolaire.
Léo se tenait là, enveloppé dans son blouson bomber vert. Ses cheveux blond sable, habituellement si soignés, étaient collés à son front par l'eau. Quand il se tourna vers elle, Clara lut dans ses yeux une panique qu'elle ne lui avait jamais vue. Ce n'était plus le jeune homme tendre qu'elle aimait, mais un inconnu traqué par une bête invisible.
« Clara, tu es venue... Grâce à Dieu, tu es venue », murmura-t-il d'une voix rauque, presque inaudible sous le vent.
Avant qu'elle ne puisse poser la moindre question, un bruit sourd fit trembler le sol. Des pas cadencés, lourds et méthodiques. À travers la grille du lycée, des soldats de l'armée française en tenue de camouflage apparurent, fusils d'assaut au poing. Ils se déployaient en étoile, sécurisant chaque issue du parking avec une froide efficacité militaire. Clara sentit son cœur rater un battement. Pourquoi l'armée encerclait-elle un simple lycée de province ?
Elle tourna un regard terrifié vers Léo, espérant y trouver une explication rassurante. Mais le visage de son fiancé se décomposa totalement. Ses yeux s'écarquillèrent de terreur alors que les soldats convergeaient vers eux. C'est à ce moment précis que Clara comprit que le véritable danger ne venait pas des hommes en uniforme, mais de celui qui lui tenait la main.
”C'est à ce moment précis que Clara comprit que le véritable danger ne venait pas des hommes en uniforme, mais de celui qui lui tenait la…