Trahie par l'homme qu'elle aimait, elle survit à la prison et prépare sa revanche
Le soleil de plomb de juillet écrasait la cour du centre pénitentiaire de Fresnes, transformant le béton poussiéreux en une véritable fournaise. Sarah, les cheveux blonds attachés en une queue-de-cheval désordonnée, venait de relâcher sa prise sur la barre de traction en fer rouillé. Son jogging gris foncé était trempé de sueur, mais son esprit restait focalisé sur un seul objectif : survivre. Depuis que Laurent, son ex-fiancé, l'avait fait condamner à tort pour un détournement de fonds qu'il avait lui-même orchestré, la jeune femme de vingt-cinq ans n'avait d'autre choix que de transformer sa colère en force brute.
Le choc des titans
Alors qu'elle reprenait son souffle, une silhouette massive barra la lumière. Brigitte, vingt-neuf ans, connue pour sa brutalité légendaire et ses réseaux douteux à l'extérieur, se tenait devant elle. Les bras croisés, le crâne rasé sur le côté droit, elle affichait un sourire provocateur. Autour d'elles, un silence de mort s'installa instantanément. Les détenues comprirent immédiatement que l'affrontement était inévitable. Une voix stridente s'éleva soudain du groupe :
blockquote>« Voyons combien de coups ton joli visage peut encaisser ! Défonce-la ! »Sans un mot de plus, Brigitte arma son bras droit. « Allez ! » hurla-t-elle en décochant un coup de poing d'une violence inouïe, visant directement la mâchoire de Sarah. Mais Sarah n'était plus la victime sans défense d'autrefois. Grâce aux mois d'entraînement intensif, ses réflexes étaient aiguisés comme des lames. D'une esquive latérale millimétrée, elle évita le poing destructeur. Profitant du déséquilibre de son adversaire, Sarah pivota sur ses appuis et asséna un coup de pied dévastateur dans le genou de Brigitte. La colosse vacilla avec un grognement de douleur. Sans lui laisser le temps de récupérer, Sarah enchaîna avec un coup de genou foudroyant en plein sternum. Le choc fut net et brutal. Brigitte s'effondra lourdement sur le sol poussiéreux, incapable de reprendre son souffle. Sarah la fixa un instant, le visage de marbre, avant de lui tourner le dos sous les regards stupéfaits des autres détenues.
”Sarah la fixa un instant, le visage de marbre, avant de lui tourner le dos sous les regards stupéfaits des autres détenues.