Trahie par son mari, elle trouve une alliée inattendue dans sa chambre d'hôpital
L'assaut de la dernière chance
L'odeur de désinfectant et la lumière crue de la chambre 204 de l'hôpital Saint-Louis n'apportaient aucun réconfort à Mia. Allongée sur son lit de douleur, la jeune femme sentait le plastique rigide de sa minerve lui enserrer le cou comme un étau. Ses yeux clairs, embués de larmes, étaient fixés sur le drapeau tricolore fixé au mur, symbole d'une justice en laquelle elle peinait à croire. À ses côtés, la commissaire Mégane, de la Police nationale, tentait d'apaiser ses tremblements. Dans son uniforme bleu nuit impeccable, ses cheveux auburn relevés en un chignon strict, Mégane dégageait une force tranquille.
« N'ayez crainte, Mia. Vous êtes sous notre protection maintenant. Il ne pourra plus vous faire de mal », murmura la commissaire d'une voix douce mais ferme.
Mais la promesse fut de courte durée. Soudain, un vacarme retentit dans le couloir. Des cris de rage, le bruit d'une lutte brève mais violente. Avant même que le policier du RAID posté en faction devant la porte ne puisse réagir pleinement, la porte de la chambre fut projetée contre le mur avec fracas. Lucas, le visage déformé par une haine viscérale, venait de forcer le passage.
Vêtu d'un t-shirt anthracite poussiéreux, les yeux injectés de sang, il poussa un hurlement bestial :
« Aaaah ! Tu croyais m'échapper, sale traîtresse ! »
Dans un élan de folie pure, il se jeta sur le lit et agrippa violemment les cheveux de Mia. La jeune femme hurla de terreur, revivant instantanément le cauchemar de son accident de voiture. Mais Lucas avait sous-estimé l'instinct et l'entraînement de la commissaire Mégane. Sans une seconde d'hésitation, la policière s'interposa. D'une précision chirurgicale, elle décocha un direct du droit fulgurant en plein visage de l'agresseur, suivi d'un coup de pied dévastateur au niveau du plexus.
Le souffle coupé, Lucas fut projeté en arrière. Le policier du RAID, reprenant le dessus, s'engouffra dans la pièce pour le ceinturer et le traîner de force vers la sortie. Mégane s'élança immédiatement à leur suite pour sécuriser la zone, laissant Mia seule, secouée de sanglots incontrôlables sur son lit de douleur.
”Mégane s'élança immédiatement à leur suite pour sécuriser la zone, laissant Mia seule, secouée de sanglots incontrôlables sur son lit de…