Accusée à tort, elle protège une vieille dame en prison et découvre un terrible secret
Le piège de la cour de promenade
Le soleil de plomb de l'après-midi écrasait la cour du centre pénitentiaire de Bapaume. Entre les immenses murs de béton couronnés de barbelés, l'air était étouffant, presque irrespirable. Sarah marchait lentement, ajustant les manches de son sweat-shirt gris foncé. À ses côtés, Margaret, une femme d'une soixantaine d'années au visage marqué par l'épreuve, peinait à suivre le rythme, vêtue d'un jogging beige informe. Sarah gardait un œil protecteur sur elle. Dans cet univers impitoyable, Margaret était une proie facile.
Soudain, un ballon de football fendit l'air à toute vitesse, fauchant brutalement les chevilles de la vieille dame. Margaret s'effondra sur le béton rugueux dans un cri étouffé, ses genoux écorchés saignant instantanément. Sarah se jeta immédiatement à genoux pour l'aider, le regard noir de colère.
« Le ballon a trouvé exactement la bonne cible, hein ? »
Une voix stridente et provocatrice brisa le silence de la cour. C'était Brigitte, une détenue redoutée pour sa cruauté, flanquée de sa complice Carla, une force de la nature aux cheveux clairs. Brigitte s'avança, un sourire sadique aux lèvres, s'interposant entre Sarah et la sortie de la cour.
« C'est fini pour toi », cracha Brigitte en se jetant sur Sarah, le poing levé.
Mais Sarah était vive. D'un mouvement réflexe, elle dévia le coup de Brigitte. C'est alors que Carla chargea à son tour comme un bélier. Sans reculer d'un pouce, Sarah esquiva latéralement et asséna un coup de genou dévastateur dans l'abdomen de la colosse, suivi d'un revers du poing fulgurant en plein visage. Carla s'écroula de tout son long sur le sol poussiéreux, inconsciente. Le silence se fit total dans la cour. Sarah, le souffle court, prit délicatement Margaret par le bras pour l'aider à se relever, ignorant les regards terrifiés des autres détenues.
”Sarah, le souffle court, prit délicatement Margaret par le bras pour l'aider à se relever, ignorant les regards terrifiés des autres déte…