Accusée à tort, elle protège une vieille dame en prison et découvre un terrible secret
Précédemment : Enfermée pour un crime qu'elle n'a pas commis, Sarah défend Margaret, une détenue âgée visée par les caïds de la prison. Elle ignore que ce geste va changer leur destin à jamais.
Les ombres du complot
L'affrontement de la cour n'était pas une simple dispute de détenues. Quelques heures plus tard, Sarah et Margaret furent conduites de force dans un bureau isolé de l'administration pénitentiaire, loin du regard des autres gardiens. Derrière le bureau de métal trônait le surveillant-chef Lambert, un homme dont la réputation de corruption n'était plus à faire.
Lambert s'approcha de Margaret, un sourire méprisant plaqué sur son visage anguleux. Il posa ses mains lourdes sur la table, fixant la vieille dame avec une intensité menaçante.
« Tu penses que ta petite garde du corps va pouvoir te protéger indéfiniment ? » ricana-t-il. « Dis-nous où se cache cette clé USB, Margaret. Ton ex-mari s'impatiente, et ma patience a des limites. »
Une fois ramenées dans le secret de leur cellule, Sarah pressa Margaret de questions. Tremblante, les yeux embués de larmes, la vieille dame finit par avouer son terrible secret. Son ex-mari n'était autre que Richard Duval, un puissant homme d'affaires véreux qui blanchissait des millions d'euros à travers des contrats publics, y compris pour la gestion des prisons privées.
Margaret avait découvert ses activités criminelles et avait volé les preuves électroniques avant d'être arrêtée pour un crime fabriqué de toutes pièces. En écoutant le récit de Margaret, Sarah sentit le sol se dérober sous ses pieds. Richard Duval était également le propriétaire de l'entreprise de logistique où elle travaillait deux ans plus tôt. C'était lui qui l'avait piégée et fait condamner à sa place pour couvrir ses propres détournements de fonds.
Elles n'étaient pas de simples codétenues ; elles étaient les victimes du même bourreau. Leurs destins étaient désormais scellés par une haine commune et une soif de justice absolue.
”Leurs destins étaient désormais scellés par une haine commune et une soif de justice absolue.