Enfermée à tort, ma vengeance contre celle qui m'a piégée commence aujourd'hui
Le soleil de plomb de l'après-midi transformait la cour de promenade du centre pénitentiaire de Réau en un véritable four de béton. Autour de moi, les hauts murs couronnés de barbelés semblaient se refermer sur ma liberté perdue. Je m'appelle Brune, et cela faisait trois mois que je purgeais une peine pour un délit financier que je n'avais pas commis. Ce jour-là, je cherchais simplement à éviter les ennuis en marchant près du grillage.
L'affrontement sous le soleil de Réau
Soudain, une silhouette massive a bloqué la lumière. C'était Sonia. Sans un mot, elle a tendu la jambe au moment où je passais à sa hauteur. Le choc a été violent. J'ai été projetée en avant, mes mains et mes genoux s'écrasant lourdement sur le sol rugueux et brûlant. Une douleur aiguë m'a arraché une grimace. Autour de nous, les rires des autres détenues ont éclaté, mais le bruit le plus insupportable fut le ricanement de Valérie, la surveillante de faction. D'un ton moqueur, elle s'est contentée de crier :
« Ça suffit ! Circulez ! »
C'était l'humiliation de trop. En me relevant lentement, sentant le sang couler sur mes paumes écorchées, j'ai senti une force nouvelle m'envahir. La peur qui m'avait paralysée pendant des semaines venait de s'évaporer, remplacée par une rage froide et lucide. Je me suis dirigée vers les gradins en béton pour reprendre mes esprits un instant, sous le regard provocateur de Sonia qui savourait sa victoire temporaire. Mais je ne comptais pas en rester là. Je me suis levée, j'ai redressé les épaules et j'ai marché droit vers elle. Quand elle a tenté de me frapper au visage, j'ai esquivé son poing avec une fluidité surprenante. En une fraction de seconde, j'ai répliqué par un enchaînement précis dans ses côtes, suivi d'un puissant coup au visage. Sonia a reculé, stupéfaite et terrassée, tandis que je m'éloignais sans un regard en arrière.
”Sonia a reculé, stupéfaite et terrassée, tandis que je m'éloignais sans un regard en arrière.