Enfermée à tort, ma vengeance contre celle qui m'a piégée commence aujourd'hui
Précédemment : Accusée d'un crime qu'elle n'a pas commis, Brune survit dans l'enfer carcéral. Mais face aux provocations de Sonia et à la complaisance des gardiens, elle décide de rendre sa propre justice.
La nuit qui a suivi cette altercation a été la plus longue de ma vie. Vers deux heures du matin, le bruit sinistre d'une clé tournant dans la serrure de ma cellule m'a extirpée de mon demi-sommeil. Ce n'était pas une ronde de routine. La porte s'est ouverte pour laisser passer Sonia, flanquée de deux de ses complices. Derrière elles, dans la pénombre du couloir, la gardienne Valérie surveillait les alentours, sa complicité désormais évidente. Sonia tenait à la main une lame artisanale, ses yeux brillant d'une lueur de vengeance pure.
Le complot révélé dans l'ombre
« Tu as cru que tu pouvais m'humilier devant toute la cour et t'en tirer comme ça ? » a chuchoté Sonia d'une voix venimeuse.
Je me suis redressée sur mon lit de fer, le cœur battant à tout rompre, mais je refusais de paniquer. C'est à ce moment précis que j'ai abattu ma dernière carte. Pendant mes semaines de silence, j'avais observé les mouvements de la prison. J'avais remarqué les échanges discrets de paquets entre Valérie et Sonia lors des parloirs. J'ai regardé la gardienne droit dans les yeux, ignorant la menace physique immédiate de Sonia.
« Si vous me touchez, les preuves du trafic de stupéfiants que vous organisez toutes les deux seront envoyées directement au directeur et à l'inspection générale des services pénitentiaires dès demain matin, » ai-je déclaré d'une voix étonnamment calme.
Un silence de mort s'est installé dans la cellule. Le visage de Valérie s'est instantanément décomposé sous l'effet de la panique. Elle a saisi le bras de Sonia, qui s'apprêtait à bondir sur moi. Les enjeux venaient de changer radicalement. Ce n'était plus une simple querelle de cour d'école, mais une affaire de corruption d'État qui menaçait d'envoyer la surveillante elle-même derrière les barreaux pour de nombreuses années.
”Ce n'était plus une simple querelle de cour d'école, mais une affaire de corruption d'État qui menaçait d'envoyer la surveillante elle-mê…