Accusée à tort, elle doit se battre pour sa survie derrière les barreaux
L'affrontement sous les verrous
Le silence de la buanderie de la prison centrale n'était perturbé que par le clapotis régulier de l'eau s'échappant d'un robinet rouillé. Cécile, vêtue de son survêtement gris réglementaire et de ses baskets usées, fixait son propre reflet dans le miroir terni au-dessus du lavabo métallique. Ses longs cheveux sombres encadraient un visage marqué par la fatigue, mais ses yeux restaient empreints d'une lueur farouche. Elle frotta ses mains sous l'eau glacée, tentant de rincer non seulement la poussière des ateliers, mais aussi l'angoisse permanente qui lui serrait la gorge depuis son arrivée dans ce pénitencier de haute sécurité.
Soudain, une ombre massive se dessina dans son dos. Avant même que Cécile ne puisse se retourner, une poigne de fer s'abattit sur sa nuque. Corinne, la terreur blonde du bloc B, venait de surgir de nulle part. D'un geste d'une violence inouïe, elle projeta la tête de Cécile sous le jet d'eau continu, lui écrasant le visage contre le métal froid du lavabo. L'eau s'engouffra instantanément dans ses narines, provoquant une sensation d'étouffement paniquante.
« Ne joue pas les dures avec moi », ricana Corinne, sa voix rauque résonnant contre le béton humide.
Derrière la vitre de la porte d'accès, un groupe de détenues complices s'était rassemblé, observant la scène avec une cruauté non dissimulée, certaines applaudissant le spectacle. Mais Corinne avait sous-estimé sa victime. Faisant appel à des années d'entraînement rigoureux aux arts martiaux, Cécile ne céda pas à la panique. Elle contracta ses muscles, saisit le poignet de son agresseuse et effectua un pivot rapide pour se dégager.
Surprise, Corinne tenta de lui asséner un crochet du droit, mais Cécile esquiva avec une fluidité déconcertante. D'un enchaînement précis, elle frappa son adversaire au plexus, coupant net sa respiration. Profitant de l'élan, Cécile prit appui sur le rebord du lavabo et projeta un coup de pied sauté d'une précision chirurgicale en plein sternum. Le choc envoya Corinne s'effondrer lourdement sur le carrelage crasseux.
Debout au-dessus de son ennemie terrassée, Cécile ajusta sa veste, respirant lourdement mais gardant un contrôle absolu de ses émotions. Elle fixa Corinne d'un regard de glace et prononça ces mots menaçants :
« La prochaine fois, tu ne repartiras pas sur tes jambes. »
”Elle fixa Corinne d'un regard de glace et prononça ces mots menaçants :« La prochaine fois, tu ne repartiras pas sur tes jambes. »