Accusée à tort, j'ai dû affronter la prisonnière la plus redoutable pour survivre
L'enfer de la cour de promenade
Le soleil de plomb du milieu d'après-midi écrasait le centre pénitentiaire de Fleury. Dans la cour de promenade poussiéreuse, entourée de hauts grillages surmontés de barbelés acérés, l'atmosphère était électrique. Tara, une détenue de trente ans au corps athlétique et aux cheveux bruns noués en un chignon strict, enchaînait les pompes au sol. Chaque mouvement était une lutte contre la gravité et contre le désespoir qui menaçait de l'engloutir depuis sa condamnation injuste.
Soudain, une ombre massive s'est projetée sur elle. Carla, la brute incontestée de la prison, connue pour sa violence gratuite et ses cheveux courts hérissés, tenait un seau d'eau à la main. Sans un mot, elle a déversé le liquide glacial sur le dos de Tara. Le choc a fait frémir la jeune femme, tandis que les autres détenues se rassemblaient en cercle, sentant l'odeur du sang.
« Je te laisse trois coups d'avance. Si tu tiens, cette place est à toi », a lancé Carla d'un ton provocateur et méprisant.
C'était le défi de trop. Tara s'est relevée d'un bond, la rage au ventre. Carla a balancé un coup de poing dévastateur, mais Tara, esquivant avec une agilité surprenante, a répliqué par un crochet précis en plein visage. La foule s'est mise à hurler : « Défonce-la ! »
Fou de rage, le colosse s'est jeté sur elle pour la broyer. Mais Tara, utilisant la force de son adversaire, a placé un coup de genou fulgurant dans le plexus de Carla. La brute s'est effondrée dans la boue, le souffle coupé. Alors que les détenues acclamaient leur nouvelle championne, la surveillante principale, madame Mercier, observait la scène depuis son mirador, un sourire énigmatique aux lèvres.
”Alors que les détenues acclamaient leur nouvelle championne, la surveillante principale, madame Mercier, observait la scène depuis son mi…