Accusée à tort, elle affronte la patronne de la prison pour survivre
Précédemment : Sarah pensait avoir tout perdu en entrant dans ce centre pénitentiaire. Mais face à la violence de Berthe, elle va devoir puiser dans ses dernières forces pour révéler la vérité.
Le calme après la tempête ne fut qu'une illusion. Dans l'univers carcéral, une telle humiliation publique exigeait une vengeance immédiate et terrible. Le soir même, alors que l'obscurité enveloppait le bâtiment de béton, Sarah fut tirée de son sommeil par un grincement métallique. La porte en fer de sa cellule individuelle s'entrouvrit lentement. Ce n'était pas l'heure de la ronde officielle.
L'embuscade nocturne
Trois silhouettes se glissèrent dans la pénombre. Berthe, le visage tuméfié par la chute de l'après-midi, menait la marche, accompagnée de ses deux plus fidèles lieutenants. Elles avaient manifestement soudoyé un surveillant de nuit pour obtenir l'accès aux clés. Sarah se redressa d'un bond, le dos collé contre le mur de briques froides, mesurant le danger immédiat.
« Tu pensais t'en sortir si facilement ? Ici, personne ne t'entendra crier », murmura Berthe d'une voix venimeuse, en brandissant une lame de rasoir artisanale.
Mais le véritable choc survint lorsque Berthe sortit de sa poche un carnet de cuir noir usé. C'était le journal intime de Sarah, l'unique document contenant les preuves chiffrées du détournement de fonds commis par son ex-associé, des éléments cruciaux pour obtenir la révision de son procès. Berthe sortit un briquet, faisant danser une flamme jaune à quelques millimètres des pages précieuses.
Le chantage était d'une cruauté absolue : soit Sarah s'agenouillait pour supplier Berthe et acceptait de devenir sa servante, soit ses espoirs de liberté partaient en fumée. Alors que la flamme commençait à lécher le papier, Sarah comprit qu'elle devait agir à la seconde même. Elle se jeta en avant pour arracher le carnet des mains de Berthe, déclenchant un affrontement désespéré dans l'espace exigu de la cellule. Les coups pleuvaient dans le noir, et la lame de Berthe lacéra la manche du sweat-shirt de Sarah.
”Les coups pleuvaient dans le noir, et la lame de Berthe lacéra la manche du sweat-shirt de Sarah.