Accusée à tort, elle se retrouve en cellule face à celle qui l'a trahie
Précédemment : Sarah pensait avoir tout perdu le jour de son arrestation injuste. Mais lorsqu'elle se retrouve dans la même cellule que Carla, la femme responsable de sa chute, la vengeance change de camp.
Le complot de l'ombre
L'illusion de ma victoire fut de très courte durée. Moins de dix minutes après l'affrontement, la porte s'est rouverte à la volée. Le gardien en chef, Lambert, un homme brutal connu pour sa cruauté, est entré. Sans chercher à comprendre, il a relevé Carla avec d'infinies précautions avant de me jeter contre le mur. Menottée, j'ai été traînée sans ménagement à travers les couloirs glauques de la prison jusqu'au quartier de haute sécurité : le mitard.
Jetée dans une cellule minuscule, sombre et dépourvue de tout confort, je me suis effondrée sur le sol en béton. C'est alors que j'ai senti une forme rectangulaire et rigide dans la poche latérale de mon jogging. Le cœur battant, j'y ai glissé les doigts. C'était le smartphone de Carla. Il avait dû glisser de sa poche pendant notre lutte au sol.
L'appareil n'était pas verrouillé. En tremblant, j'ai ouvert l'application de messagerie. Ce que j'y ai lu a transformé ma peur en une terreur absolue. Carla échangeait régulièrement avec la directrice de la prison. Les messages étaient explicites : la directrice recevait d'importants virements bancaires sur un compte offshore en échange de ma neutralisation définitive. Elles avaient planifié ma mort, maquillée en suicide, pour la fin de la semaine.
Soudain, vers trois heures du matin, un bruit de clé a résonné. La lourde porte du mitard s'est ouverte lentement. Dans la pénombre, la silhouette massive du gardien Lambert est apparue, une matraque à la main. Derrière lui se tenait Carla, un sourire sadique aux lèvres et un pic à glace artisanal serré dans son poing.
La directrice m'a dit qu'on pouvait avancer l'échéance, a chuchoté Carla. Adieu, Sarah.
Acculée contre le mur de pierre, je n'avais nulle part où fuir. Mais je tenais toujours le téléphone portable, ma seule arme contre leur impunité.
”Mais je tenais toujours le téléphone portable, ma seule arme contre leur impunité.