Accusée à tort par sa meilleure amie, elle se venge enfin derrière les barreaux
Précédemment : Émilie purge une peine pour un crime qu'elle n'a pas commis, trahie par celle qu'elle considérait comme sa sœur. Le jour où leurs chemins se croisent en prison, tout bascule.
Le piège se referme
Le calme après la tempête ne fut qu'une illusion. Le soir même, cloîtrée dans sa cellule humide, Émilie reçut un avertissement de la part d'une codétenue de confiance. Brigitte n'avait pas digéré son humiliation publique. Pire encore, elle disposait toujours de ressources financières considérables à l'extérieur, dissimulées sur des comptes offshore que la justice n'avait jamais saisis. Elle avait utilisé cet argent pour corrompre deux surveillants de l'aile B, des hommes réputés pour leur brutalité et leur manque d'éthique.
Le lendemain, l'atmosphère devint irrespirable. Lors de la distribution des repas, l'un des gardiens corrompus bouscula violemment Émilie, lui glissant à l'oreille une menace à peine voilée. Elle comprit que sa vie tenait à un fil. Brigitte voulait l'éliminer ou, à défaut, prolonger sa peine indéfiniment en simulant une agression contre le personnel pénitentiaire.
Refusant de se laisser abattre sans combattre, Émilie décidée de confronter son ennemie. Elle profita de l'heure de la douche collective, un moment où la surveillance était plus lâche. Coincant Brigitte dans un recoin carrelé, elle la plaqua contre le mur, une arme artisanale taillée dans une brosse à dents pointue pressée contre sa gorge.
« Tu as payé ces gardiens pour me faire la peau ? Parle ! » siffla Émilie, les yeux injectés de sang.
Contre toute attente, Brigitte éclata d'un rire sardonique, ignorant la menace de la lame improvisée.
« Tu es pathétique, Émilie. Même si tu me tues, tu as déjà perdu. Les gardiens ont déjà rédigé le rapport d'incident. Demain matin, tu es transférée au quartier de haute sécurité pour tentative de meurtre sur un surveillant. Ils ont les fausses preuves. Tu vas pourrir ici pour le restant de tes jours. »
Soudain, des bruits de pas lourds et le cliquetis caractéristique de trousseaux de clés résonnèrent dans le couloir menant aux douches. Les gardiens corrompus arrivaient, prêts à exécuter leur plan machiavélique.
”Les gardiens corrompus arrivaient, prêts à exécuter leur plan machiavélique.