Derrière les barreaux de Fleury, une détenue risque tout pour sauver une innocente
Précédemment : Dans l'enfer de la prison de Fleury-Mérogis, Sarah refuse de laisser la loi du plus fort détruire une jeune détenue. Un affrontement qui va changer son destin.
Le secret de l'ombre
La nuit qui suivit l'affrontement fut d'un calme trompeur. Dans le silence de sa cellule, Sarah pansait ses blessures invisibles lorsque la porte s'entrouvrit brièvement pour laisser passer Clara, qui avait soudoyé une auxiliaire pour la rejoindre. La jeune fille tremblait, mais ce n'était pas seulement à cause du froid.
« Sarah, tu dois savoir... Brigitte ne m'a pas attaquée par hasard. C'est un contrat », murmura Clara, les larmes aux yeux.
Ce que Clara révéla ensuite fit l'effet d'une bombe dans l'esprit de Sarah. Avant d'être jetée en prison, Clara travaillait comme comptable dans la société de Marc, l'époux de Sarah. Celui-là même pour qui Sarah avait accepté de porter le chapeau lors d'un procès pour fraude fiscale, croyant naïvement à ses promesses d'amour et de fidélité.
Clara expliqua qu'elle avait découvert la vérité : Marc avait orchestré toute la machination pour faire accuser Sarah et s'emparer de sa fortune personnelle. Lorsque Clara avait menacé de tout révéler au procureur, Marc l'avait fait piéger à son tour. Pire encore, il payait gracieusement Brigitte depuis l'extérieur pour s'assurer que Clara ne sorte jamais vivante de Fleury-Mérogis.
La haine et la trahison envahirent Sarah. Tout son sacrifice n'était qu'un mensonge. Clara lui confia alors une petite carte mémoire, dissimulée dans la doublure de sa chaussure, contenant toutes les preuves de l'innocence de Sarah et de la culpabilité de Marc.
Mais le lendemain après-midi, le piège se referma. Alors que Sarah et Clara travaillaient à la blanchisserie de la prison, les surveillants s'éclipsèrent subitement, verrouillant les portes derrière eux. Des vapeurs d'eau chaude s'élevèrent des machines alors que Brigitte et trois de ses complices surgissaient de l'ombre. Dans sa main, la brute brandissait une arme artisanale tranchante.
« C'est ici que ton histoire s'arrête, la boxeuse », ricana Brigitte en s'approchant pas à pas.
”Dans sa main, la brute brandissait une arme artisanale tranchante.« C'est ici que ton histoire s'arrête, la boxeuse », ricana Brigitte en…