Derrière les barreaux, elle a risqué sa vie pour protéger une innocente
Précédemment : Dans l'enfer d'un centre pénitentiaire, Jeanne refuse de laisser une jeune détenue se faire briser. Un geste de bravoure qui va réveiller de sombres secrets.
Le complot sous les verrous
La victoire de Jeanne fut de courte durée. En quelques secondes, les sirènes d'alarme hurlèrent dans toute la prison. Une escouade de surveillants en tenue d'intervention fit irruption dans la cour. À la surprise générale, ils ignorèrent Brigitte blessée au sol et se ruèrent sur Jeanne, la plaquant brutalement contre le grillage avant de la traîner vers le quartier disciplinaire, communément appelé le « mitard ».
Jetée dans une cellule exiguë et glaciale, Jeanne passa des heures dans l'obscurité, cherchant à comprendre l'injustice de la situation. C'est alors que la porte blindée s'ouvrit sur une silhouette inattendue : Madame Vasseur, la directrice de la prison. Derrière son apparence soignée et son sourire de façade se cachait une femme d'une froideur implacable. Elle s'assit en face de Jeanne et posa un dossier confidentiel sur la table.
« Vous avez joué les héroïnes, Jeanne. Mais vous venez de commettre la plus grande erreur de votre vie », murmura la directrice d'une voix venimeuse.
La vérité que révéla alors la directrice fit frissonner Jeanne. Sarah n'était pas une détenue ordinaire. Avant son arrestation, la jeune comptable avait découvert un réseau de blanchiment d'argent impliquant plusieurs hauts fonctionnaires de l'administration pénitentiaire, y compris la directrice elle-même. Sarah possédait des preuves irréfutables cachées à l'extérieur. L'agression de Brigitte n'était pas gratuite : elle avait été commanditée par la direction pour éliminer définitivement ce témoin gênant.
Madame Vasseur expliqua calmement que puisque Jeanne s'était interposée, elle partagerait désormais le destin de sa protégée. Un transfert nocturne secret était programmé pour le lendemain. Durant le trajet, une « tentative d'évasion désespérée » serait simulée, offrant aux gardes corrompus le prétexte idéal pour les abattre toutes les deux. Jeanne comprit qu'elles étaient condamnées à mort.
”Jeanne comprit qu'elles étaient condamnées à mort.