Derrière les barreaux, elle pensait avoir tout perdu jusqu'à cette violente provocation
Précédemment : Incarcérée pour un crime qu'elle n'a pas commis, Nina pensait purger sa peine dans l'ombre. Mais lorsqu'une détenue l'attaque au réfectoire, son passé resurgit brutalement.
Le pacte du silence
Le calme après la tempête fut de courte durée. Quelques heures après l'incident, alors que la prison s'enfonçait dans le silence de la nuit, la porte de la cellule de Nina s'est ouverte avec fracas. Deux gardiens, le visage fermé, l'ont escortée de force à travers les couloirs froids jusqu'au bureau du directeur. Mais en franchissant le seuil, Nina a compris que les règles du jeu venaient de changer.
Installé confortablement derrière le bureau, un homme en costume sur mesure la regardait avec un sourire narquois. Ce n'était pas le directeur. C'était Marc, son ancien associé d'affaires, l'homme qui l'avait trahie et qui avait orchestré sa chute pour sauver sa propre peau.
« Tu as toujours du caractère, Nina, a-t-il murmuré d'une voix mielleuse. Mais tu aurais dû laisser Hélène finir son travail. Elle était payée pour ça. »
Nina a senti un frisson de terreur lui parcourir l'échine. Hélène n'avait pas agi par simple jalousie ; elle était le bras armé de Marc à l'intérieur de la prison. Marc a alors exposé la situation avec une froideur clinique. Un inspecteur de police tenace venait de rouvrir l'enquête à l'extérieur, et les preuves de l'innocence de Nina commençaient à fuiter. Si elle sortait, Marc perdrait tout.
Il lui a alors posé un ultimatum terrifiant : soit elle signait un document où elle s'accusait d'autres délits financiers majeurs, ce qui prolongerait sa détention de dix ans, soit Hélène et ses complices s'assureraient qu'elle ne survive pas à la fin de la semaine. De retour dans sa cellule, accablée par le désespoir, Nina a vu un mystérieux morceau de papier glisser sous sa porte. Il y était écrit : « Ne signe rien. Demain à la promenade, cherche l'infirmière. »
”Demain à la promenade, cherche l'infirmière. »