Secondes chances · Histoire

Derrière les barreaux, elle risque tout pour défendre une détenue sans défense

Derrière les barreaux, elle risque tout pour défendre une détenue sans défense — Partie 2
Image tirée de la vidéo originale

Précédemment : Enfermée pour un crime qu'elle n'a pas commis, Sarah refuse de laisser la loi du plus fort régner en prison. Quand une détenue âgée est agressée, son sang ne fait qu'un tour.

La loi du silence brisée

La tension monta d'un cran. Nadine n'avait pas l'habitude qu'on lui tienne tête, encore moins une nouvelle venue. Avant qu'elle ne puisse réagir, une de ses complices, vêtue d'un jogging bleu marine, se jeta sur Sarah en hurlant : « À terre ! ». Le coup de poing partit à toute vitesse, visant le visage de Sarah. Mais cette dernière, grâce à des années de pratique d'arts martiaux dans sa jeunesse, esquiva le coup d'un mouvement fluide de la tête. D'une riposte précise, elle frappa son assaillante qui recula en chancelant.

Nadine chargea alors comme un taureau furieux. Sarah la prit au corps-à-corps, sentant le poids immense de son adversaire. Utilisant l'élan de la brute contre elle, Sarah glissa un genou puissant dans l'abdomen de Nadine. Le coup fut si net que la colosse s'effondra au sol, le souffle coupé, incapable de se relever. Sarah resta un instant au-dessus d'elle, le regard noir, avant de se tourner à nouveau vers Martine. Mais les sirènes de la prison commencèrent déjà à hurler.

Les conséquences furent immédiates : dix jours de cellule disciplinaire pour Sarah. Dans l'isolement total du mitard, elle n'avait que ses pensées pour lui tenir compagnie. Elle craignait les représailles sur Martine, mais aussi sur elle-même à sa sortie. Lorsqu'elle réintégra enfin sa cellule ordinaire, ses pires craintes se matérialisèrent. Un mot avait été glissé sous sa porte, accompagné d'une photo volée de sa petite sœur à l'extérieur.

« Si tu refuses de faire passer le paquet lors du prochain parloir, ta sœur paiera pour ce que tu as fait à Nadine », disait le message.

Le piège était machiavélique. Nadine avait des complices à l'extérieur capables de traquer sa famille. Sarah se retrouvait face à un dilemme insoutenable : commettre un nouveau délit grave qui prolongerait sa détention de plusieurs années, ou risquer la vie de sa sœur. Rongée par l'angoisse, elle ne savait plus vers qui se tourner.

Rongée par l'angoisse, elle ne savait plus vers qui se tourner.