Derrière les barreaux, j'ai risqué ma vie pour protéger une détenue sans défense
L'enfer des cuisines
Le vacarme de la plonge et l'odeur entêtante de chou bouilli saturaient l'atmosphère moite des cuisines du centre pénitentiaire de Fresnes. Sous les néons blafards qui grésillaient sans relâche, les détenues s'affairaient en silence, évitant soigneusement de croiser le regard des caïds. C'est dans ce décor industriel et oppressant que la tension a brutalement grimpé d'un cran. Bernice, une colosse habituée à régner par la terreur, venait de coincer la vieille Constance contre une immense marmite de soupe fumante.
« Tu te crois intouchable parce que tu es vieille ? », postillonnait Bernice, la repoussant violemment vers le liquide bouillonnant. Constance, les cheveux blancs ébouriffés, tremblait de tous ses membres, ses mains agrippant désespérément le rebord glissant de la table en métal. Les autres prisonnières s'étaient instantanément écartées, refusant de s'interposer par peur des représailles.
C'est alors que Stéphanie est intervenue. Silhouette athlétique, cheveux bruns en bataille et tatouages discrets sur les poignets, elle a fendu la foule des spectatrices passives. Sans une hésitation, elle a agrippé l'épaule massive de Bernice pour lui faire lâcher prise. Surprise, la brute s'est retournée en hurlant de rage, balançant un coup de poing féroce destiné à briser la mâchoire de Stéphanie.
« Laisse-la tranquille, Bernice. Ton règne est terminé », a lancé Stéphanie avant d'esquiver l'attaque.
Grâce à des réflexes affûtés par des années de boxe, Stéphanie a bloqué les assauts désordonnés de son adversaire. Enchaînant une série de frappes d'une précision chirurgicale au plexus et au sternum, elle a coupé le souffle de la géante. Bernice s'est effondrée de tout son long sur le béton humide de la cuisine. Dominant la brute au sol, Stéphanie a posé fermement sa basket blanche sur sa poitrine, se penchant pour lui souffler d'une voix glaciale : « Que je ne te voie plus jamais t'en prendre à elle. »
”Dominant la brute au sol, Stéphanie a posé fermement sa basket blanche sur sa poitrine, se penchant pour lui souffler d'une voix glaciale…