Derrière les barreaux pour un crime injuste, sa vengeance commence aujourd'hui
Précédemment : Condamnée à tort à cause de la trahison de son associé, Ambre doit survivre dans l'enfer carcéral. Mais lorsqu'une détenue la provoque dans la cour, elle décide de ne plus jamais se laisser faire.
Le secret du directeur
La victoire contre Corinne n'était qu'un répit de courte durée. Le soir même, alors que l'obscurité enveloppait le bloc cellulaire, Ambre fut tirée de son sommeil par un grincement suspect. Deux détenues, fidèles alliées de la reine déchue, s'étaient glissées dans sa cellule, armées de surins artisanaux. Le combat fut bref mais d'une sauvagerie extrême. Ambre dut utiliser son matelas comme bouclier et hurler pour alerter les gardes, qui intervinrent in extremis.
Le lendemain matin, Ambre fut conduite non pas au cachot, mais dans le bureau isolé de madame Girard. La surveillante verrouilla la porte et posa un dossier confidentiel sur la table. Ses paroles glacèrent le sang d'Ambre :
Je sais que vous êtes innocente, Ambre. Votre ex-fiancé, Lucas, utilise cette prison pour blanchir l'argent qu'il vous a accusée d'avoir volé. Le directeur est son complice. Ils vous ont fait incarcérer ici pour vous faire taire définitivement.
Ambre comprit alors que sa condamnation n'était qu'une pièce d'un engrenage bien plus vaste et corrompu. Madame Girard lui proposa un pacte d'une dangerosité extrême : infiltrer les réseaux de trafic de la prison, auparavant gérés par Corinne, afin de récupérer les preuves financières liant le directeur à Lucas. En échange, la surveillante transmettrait ces documents à un procureur intègre pour obtenir sa libération immédiate.
Malgré la peur qui lui nouait le ventre, Ambre accepta. Elle n'avait plus rien à perdre. Commença alors un double jeu terrifiant. Feignant de prendre le contrôle des affaires de Corinne, elle gagna la confiance des lieutenants de la prison tout en fouillant discrètement les bureaux de l'administration lors de ses corvées de nettoyage. Chaque jour était une marche sur un fil tendu au-dessus du vide, où la moindre erreur signifierait sa mort.
”Chaque jour était une marche sur un fil tendu au-dessus du vide, où la moindre erreur signifierait sa mort.