Derrière les barreaux, un geste cruel a scellé notre destin à tout jamais
Le ciel au-dessus du centre pénitentiaire était d'un gris de plomb, lourd d’une tension invisible qui flottait constamment entre les hauts murs de béton armé. Pour Carine, cet après-midi de promenade était censé être un havre de paix éphémère. Installée près du grand grillage métallique qui délimitait la cour de promenade, elle tenait un pinceau d'une main tremblante, cherchant à donner vie à une toile blanche. Peindre était sa seule échappatoire, l’unique moyen de préserver sa santé mentale face à la violence sourde de la détention.
Mais le calme est un luxe qui ne dure jamais derrière les barreaux. Sans un bruit, une silhouette massive s'approcha par-derrière. C'était Germaine, une détenue redoutée pour sa brutalité et son influence toxique. Avant que Carine ne puisse réagir au frémissement de l'air, Germaine souleva un seau en plastique et déversa un flot épais de peinture verte directement sur sa tête. Le liquide froid et chimique coula instantanément le long des cheveux blonds de Carine, collant à ses vêtements et lui brûlant les yeux.
« Là, t'es mieux », lança Germaine avec un rire gras et méprisant.
Humiliée, aveuglée, Carine s'effondra presque sur ses genoux. C'est alors qu'Ashley, une détenue d'ordinaire solitaire et silencieuse, fendit la foule des curieuses. D'un geste sec et rageur, elle projeta au loin le récipient que Germaine tenait encore.
« Ça suffit », ordonna Ashley, sa voix résonnant comme un coup de fouet.
Germaine, folle de rage d'être ainsi défiée, s'avança, menaçante.
« Tu veux prendre sa place ? » cracha-t-elle avant de se jeter sur Ashley.
Mais la riposte fut foudroyante. Esquivant l'assaut avec une agilité surprenante, Ashley enchaîna une série de coups précis qui envoyèrent Germaine au tapis, terrassée. Se retournant vers Carine encore sous le choc, Ashley lui lança un regard indéchiffrable :
« Va nettoyer ça. »
”Se retournant vers Carine encore sous le choc, Ashley lui lança un regard indéchiffrable :« Va nettoyer ça. »