Accusée à tort par sa sœur, cette détenue refuse de laisser une gardienne briser sa famille
Précédemment : Sarah purge une peine pour un crime qu'elle n'a pas commis. Privée de tout, elle tente simplement de parler à sa mère malade, mais une gardienne sadique décide de lui gâcher ce moment précieux.
Le poids des secrets
Le silence qui suivit la chute de Brigitte fut presque religieux. Sarah, le souffle court, ramassa calmement le combiné suspendu.
« Désolée, mon cœur. Quelqu'un a raccroché », dit-elle d'une voix douce, avant de reposer définitivement l'appareil. Elle savait que cet acte de légitime défense allait lui coûter extrêmement cher. Quelques minutes plus tard, après l'arrivée massive des renforts, elle fut traînée de force, les poignets enserrés dans des menottes d'acier, jusqu'au bureau du directeur de la prison, Monsieur Lambert.
Brigitte, hurlant de rage et tenant une poche de glace sur sa mâchoire enflée, exigeait le cachot d'isolement maximal pour Sarah.
« Elle a agressé un officier en service ! Elle doit pourrir en cellule disciplinaire ! »vociférait-elle. Le directeur, un homme pragmatique et froid, s'apprêtait à signer l'ordre de transfert lorsqu'un coup sec retentit à la porte. Contre toute attente, un homme élégant en costume trois pièces entra dans la pièce, suivi de près par Léa, la sœur jumelle de Sarah.
L'ambiance dans le bureau changea instantanément. Léa, d'ordinaire si fière et distante, semblait brisée. Ses yeux étaient rougis par les larmes et elle serrait contre elle un épais dossier rouge. L'homme se présenta comme Maître Duval, un procureur fédéral chargé de la lutte contre la corruption financière.
« Monsieur le directeur, suspendez immédiatement cette procédure », ordonna-t-il d'un ton qui n'admettait aucune réplique.
« Nous ne sommes pas ici pour punir Sarah, mais pour mettre fin à une terrible injustice. »
Sous les yeux ronds de la gardienne et du directeur, Léa s'avança vers sa sœur jumelle. D'une voix tremblante, elle commença à avouer l'impensable. Ce n'était pas seulement elle qui avait piégé Sarah pour le détournement de fonds. Elle avait agi sous la contrainte d'un réseau criminel bien plus vaste, qui blanchissait de l'argent au sein même de cette prison. Et pour s'assurer du silence de Sarah à l'intérieur, de lourdes sommes d'argent avaient été versées sur un compte secret. Le destinataire de ces pots-de-vin n'était autre que le directeur Lambert lui-même, avec la complicité active de Brigitte.
”Le destinataire de ces pots-de-vin n'était autre que le directeur Lambert lui-même, avec la complicité active de Brigitte.