Évadée de prison, j'ai brisé le cercueil de ma sœur pour la sauver.
Précédemment : Accusée à tort et emprisonnée, Sarah s'évade le jour des obsèques de sa sœur jumelle. Convaincue d'un terrible complot familial, elle commet l'irréparable pour prouver que le cercueil renferme un lourd secret.
Le masque tombe
La confusion la plus totale s'empara de la chapelle alors que le bruit strident des sirènes de police se rapprochait. Marc, comprenant que le temps jouait contre lui, tenta de reprendre le contrôle de la situation. Il s'approcha de Léa, qui luttait péniblement pour reprendre conscience, tout en essayant de repousser Sarah.
« Éloignez-vous d'elle ! » ordonna-t-il d'une voix tremblante mais autoritaire. « Vous voyez bien qu'elle a des spasmes post-mortem. Sarah est une criminelle évadée, elle est instable et dangereuse ! »
Deux agents de police, alertés par le signalement de l'évasion, firent irruption dans la chapelle, leurs armes braquées sur Sarah. La jeune femme, toujours vêtue de sa combinaison orange, refusa de reculer, protégeant le corps de sa sœur de ses propres mains.
« Ne tirez pas ! » hurla Hélène, brisant son silence. « Regardez Léa ! Elle respire, elle ouvre les yeux ! »
C'était vrai. Léa, bien que lourdement sédatée, venait d'ouvrir de faibles yeux embrumés, fixant sa sœur jumelle avec une reconnaissance immédiate. Elle tenta de parler, mais seul un faible murmure s'échappa de ses lèvres sèches. C'est alors qu'Hélène prit une décision qui allait tout changer. Elle ouvrit son sac à main et en sortit un flacon de verre ambré ainsi qu'un carnet de notes médicales.
« Marc l'a empoisonnée », déclara Hélène d'une voix glaciale qui pétrifia l'assemblée. « J'ai trouvé ce flacon de curare synthétique dans son bureau hier soir, ainsi que les relevés bancaires prouvant qu'il transférait la fortune de mon mari défunt vers un compte offshore. »
Le visage de Marc devint livide. Les invités commencèrent à murmurer, reculant loin de lui. Les policiers, déstabilisés par cette révélation inattendue, abaissèrent lentement leurs armes, réalisant que le véritable monstre de cette histoire ne portait pas la combinaison orange de la prison.
”Les policiers, déstabilisés par cette révélation inattendue, abaissèrent lentement leurs armes, réalisant que le véritable monstre de cet…