Humilié devant son lycée, un adolescent est sauvé par un mystérieux motard
Le ciel de novembre pesait lourdement sur la cour du lycée de cette petite ville française, déversant une pluie fine et glaciale qui rendait le bitume aussi glissant qu'un miroir sombre. C'était l'heure de la fin des cours, et la plupart des élèves se dépêchaient de rejoindre les bus scolaires ou les abris pour échapper aux éléments. Mais pour Ian, ce moment de liberté quotidienne était synonyme de calvaire et d'angoisse. Depuis plusieurs mois, il subissait la terreur psychologique et physique imposée par Colin, la brute incontestée de l'établissement, un garçon arrogant vêtu d'un blouson de sport aux couleurs de l'école.
Ce jour-là, Colin décida de pousser le jeu cruel encore plus loin sous les yeux de ses camarades. Attrapant brusquement Ian par le col de son sweat-shirt gris foncé, il le projeta violemment au sol sans ménagement. Le jeune homme s'effondra lourdement sur l'asphalte humide, tandis que son sac à dos s'ouvrait, éparpillant ses cahiers et ses affaires de cours dans les flaques d'eau boueuses. Autour d'eux, un cercle de lycéens se forma rapidement, certains ricanant bêtement, d'autres observant la scène en silence, paralysés par la peur de devenir la prochaine victime de Colin.
« Alors, toujours aussi faible et pitoyable, Ian ? » provoqua Colin en piétinant délibérément l'un des dessins que le garçon avait mis des semaines à réaliser. La détresse de Ian était totale, ses yeux fixés sur le sol détrempé pour cacher les larmes de rage et de honte qui menaçaient de couler.
C'est à ce moment précis qu'un vrombissement sourd et extraordinairement puissant déchira l'atmosphère pesante de la cour. Une magnifique moto chromée classique franchit les grandes grilles ouvertes de l'établissement à vive allure. Son phare jaune et puissant balaya la pénombre de l'après-midi, aveuglant la foule de lycéens stupéfaits qui s'écartèrent en urgence. La machine s'arrêta dans un dérapage parfaitement contrôlé à quelques centimètres seulement de Colin, projetant un peu d'eau sur ses baskets de marque.
Le conducteur, un homme robuste à la barbe soignée et aux yeux bleus étincelants d'une colère froide, coupa enfin le contact. C'était Gaëtan, l'oncle de Ian, un homme mystérieux disparu de la circulation depuis de nombreuses années. Descendant calmement de sa monture, il fixa la brute d'un regard si noir qu'il sembla glacer le sang de l'adolescent. D'une voix grave et menaçante, il prononça :
« Recule, pauvre type. Ça suffit. Rends-le, tout de suite. »
L'assurance insolente de Colin fondit instantanément devant l'autorité naturelle et terrifiante de cet homme mûr.
”»L'assurance insolente de Colin fondit instantanément devant l'autorité naturelle et terrifiante de cet homme mûr.